David Hockney

A Year in Normandie

Jusqu’au 14 février 2021

Musée de l’Orangerie, place de la Concorde, Paris 1er

Après les Cerisiers en fleurs de Damien Hirst (Fondation Cartier pour l’art contemporain) voici les Pommiers en fleurs de David Hockney au musée de l’Orangerie ! Plus exactement, le peintre britannique a peint l’environnement normand où s’il s’est installé depuis 2019. Un hommage à la tapisserie de la reine Mathilde. Explications !

David Hockney in Normandie, April 1st 2021 © David Hockney. Photo credit: Jean-Pierre Gonçalves de Lima

David Hockney a acheté une maison dans le Pays d’Auge depuis trois ans. Il aime peindre son environnement : sa maison, son jardin, la campagne alentour.

David Hockney, “A Year in Normandie” 2020-2021 (detail). Composite iPad painting © David Hockney

Pour le musée de l’Orangerie, il a réalisé une longue frise à l’image de la tapisserie présentée au musée de Bayeux. Longue de 70 mètres, elle relate la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, au 9e siècle. Lui pense se contenter de capturer l’arrivée du printemps.

David Hockney, “A Year in Normandie” 2020-2021 (detail). Composite iPad painting © David Hockney

Grâce à son iPad, il saisit les effets de lumière, les changements climatiques qu’il traduit par des aplats de couleurs vives. Confinement oblige, ce n’est pas seulement le printemps qu’il dépeint, mais une année entière !

David Hockney, “A Year in Normandie” 2020-2021 (detail). Composite iPad painting © David Hockney

Au final, ses images imprimées sur papier composent une frise de 90 mètres, présentée à la fois dans le hall du cycle des Nymphéas et au sous-sol. La frise est complétée par une vidéo d’une petite minute inspirée de la maxime de La Rochefoucault : “Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement” (formule de vieux français et non coquille de ma part !). Un soleil aux couleurs “pop” vient irradier la campagne endormie et crever l’écran. Proposition de méditation sur l’acte de créer, la beauté et la mort.

Une micro-exposition à voir en complément d’une visite dans les salles du musées. Ou de l’exposition qui confronte les oeuvres de Chaïm Soutine à celles de Willem de Kooning. Mais là, ce n’est pas du tout la même ambiance !

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