Courants verts

Créer pour l’environnement

Jusqu’au 31 janvier 2021

Espace Fondation EDF, 6 rue Récamier, Paris 7e
Entrée libre.

La Fondation groupe EDF poursuit son investissement dans l’art green en présentant une sélection d’artistes internationaux engagés dans la cause écologique.

Publicité

Olga Kisseleva, projet Eden autour du pin Wollemia nobilis. Pin rescapé de l’ère jurassique découvert dans les Blue Mountains au nord de Sydney, Australie, en 1994. Il serait l’ancêtre des cèdres.

Nous sommes à l’ère de l’anthropocène, au cours de laquelle les activités humaines modifient tellement les processus naturels qu’elles mettent en péril notre habitat. Un changement de comportements et de notre rapport à la nature s’impose.

L’exposition propose un parcours optimiste, porté par les collaborations entre artistes et scientifiques. Pour avertir, agir, rêver et nous offrir un nouvel imaginaire.

Jacques Rougerie. Sea Orbiter. Vue de l’exposition Courants verts, Fondation Groupe EDF, Paris, 2020

Les installations qui m’ont le plus interpellées sont celles qui font appel au biométisme. Ainsi de Sea Orbiter de Jacques Rougerie (né en 1945, vit à Paris). Ce navire profilé au corps imitant un hippocampe relève d’une collaboration avec l’océanographe Jacques Piccard et le spationaute Jean-Loup Chrétien. Il est conçu pour dériver au gré des courants marins et permettre l’exploration en profondeur des océans.

Nicole Dextras. Robe de mariée. Vue de l’exposition Courants verts, Fondation Groupe EDF, Paris, 2020

Nicole Dextras (née en 1956, vit à Vancouver) s’est fait connaître internationalement par ses créations de robes végétales. Pour l’exposition, elle crée une robe de mariée écolo dont la traîne est composée d’un feuillage de lierre.

Jérémy Gobé, projet Corail Artefact. Vue de l’exposition Courants verts, Fondation Groupe EDF, Paris, 2020

Jérémy Gobé (né en 1986, vit à Paris) lance le projet Corail Artefact, réunissant les arts, les sciences, l’industrie et l’éducation pour lutter contre la disparition des coraux. Il s’inspire du motif traditionnel de la dentelle au fuseau (né au Puy-en-Velay) pour créer, une dentelle 2.0 à partir de fibres végétales biodégradables, et obtenir in fine un substrat susceptible de pouvoir fixer le corail.

Sam Van Aken, L’arbre aux quarante fruits. Vue de l’exposition Courants verts, Fondation Groupe EDF, Paris, 2020

Sam Van Aken (né en 1972, vit à Syracuse), artiste-chercheur, a mis au point un arbre aux quarante fruits, réalisation botanico-esthétique. Pour lutter contre la monoculture qui appauvrit les sols, il s’inspire du mythe biblique de l’Arbre de l’Eden et imagine un arbre hybride dont les branches produiraient plus de 250 variétés de fruits.

Publicité

Ackroyd & Harvey, Stranded. Vue de l’exposition Courants verts, Fondation Groupe EDF, Paris, 2020

Quant au collectif britannique Ackroyd & Harvey (créé à Londres en 1980), connu pour son utilisation de la photosynthèse et de la chlorophylle dans des tableaux photographiques ou pour recouvrir des bâtiments, il s’intéresse ici à la cause animale. Stranded (Échoué) résulte d’un squelette de rorqual qu’ils ont découvert à Gibraltar en 2006. Ils l’ont décharné puis recouvert de cristaux d’alun. Une oeuvre spectaculaire qui trône au coeur de la Fondation EDF. Pour alerter sur les changements climatiques et ses effets sur les espaces animales. Les artistes présentent également The Ecocide Trial, simulation de procès dans une cour de justice britannique contre deux firmes multinationales pollueuses. Leur espoir est de faire inscrire les catastrophes écologiques comme cinquième crime international contre la paix.

Une exposition stimulante, porteuse d’espoirs, à découvrir.

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *