YSL : Transparences

Le pouvoir des matières

Jusqu’au 25 août 2024

Musée Yves Saint Laurent Paris, 5 avenue Marceau, Paris 16e

Le musée Yves Saint Laurent présente les jeux de transparence dans l’oeuvre du couturier YSL, que ce soit pour la haute couture ou le prêt-à-porter. Les pièces sont mises en regard d’oeuvres d’art moderne et contemporain.


Robe portée par Tracy Trinita, collection haute couture printemps-été 1999 Photographie de Guy Marineau © Yves Saint Laurent © Guy Marineau

Le parcours est divisé en cinq sections dont chacune débute par une oeuvre d’art. Dessins d’Anne Brousse, photographies de Man Ray, danse filmée de Loïe Füller, patrons sur calque et dessins inspirés de Goya de Saint Laurent, dessins superposés de Picabia.

Cette confrontation artistique, pensée par Anne Dressen, est sublimée par la scénographie de Pauline Marchetti qui joue avec l’espace original de cet hôtel particulier-musée. Elle initie le parcours avec la suspension d’un manteau presque transparent, uniquement composé de dentelle. Une pièce issue de la Cité de la dentelle, où le musée YSL avait exposé le premier volet de cette exposition.


Robe du soir portée par Marina Schiano, collection haute couture automne-hiver 1970 Photographie de Jeanloup Sieff © Yves Saint Laurent © Estate Jeanloup Sieff

Ce manteau, qui dénude plus qu’il ne couvre, annonce les robes et blouses transparentes en organza, Cigaline (étoffe qui se rapproche de la mousseline de soie) et dentelle, présentées en 1966, 1968 et 1970, pour les collections de haute couture.

Cette suspension agit comme un leitmotiv dans l’exposition. On la retrouve dans la salle suivante avec des mannequins présentés sur des socles surélevés, donnant l’impression d’être légèrement au-dessus de notre bas-monde ! Et surtout à l’étage, avec un ingénieux système de cintres qui permet d’admirer les robes qui semblent à la fois flotter dans l’espace et nager dans l’eau, grâce au miroir déposé au sol.


Portrait nu d’Yves Saint Laurent pour la publicité de sa première eau de toilette Pour Homme, Paris, 1971. Photographie de Jeanloup Sieff © Estate Jeanloup Sieff

Le parcours met en lumière les jeux de transparence sur le corps des femmes, qu’Yves Saint Laurent admirait « Rien n’est plus beau qu’un corps dénudé ». Si le couturier dévoile le corps des femmes, il ne les met pas complètement à nu. Seul lui se le permet pour la publicité de son parfum en 1971, photographié par Jeanlou Sieff.

Entre les deux étages, un film au ton pimpant résume la carrière et le succès fulgurant du créateur.

L’ensemble est sublime 🌞

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