À la rencontre du Petit Prince

Jusqu’au 26 juin 2022

#expopetitprince

Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er

Que cette exposition était attendue ! Le Petit Prince d’Antoine d’Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944.) est un incontournable de la littérature, dans toutes les langues ! Le Musée des Arts Décoratifs présente plus de 600 pièces autour de ce chef-d’oeuvre littéraire intemporel.

Vue de l’exposition © MAD, Paris – Christophe Dellière

Le Petit Prince est le dernier ouvrage édité du vivant de Saint-Exupéry. Il a été écrit et publié aux États-Unis en 1943 – ce qui explique la localisation de la succession Saint-Exupéry à New York, d’où proviennent nombre des dessins ici présentés. L’ouvrage paraît en France chez Gallimard, en 1946.

Vue de l’exposition © MAD, Paris – Christophe Dellière

Le parcours de l’exposition revient sur les multiples facettes de l’auteur – à la fois romancier, poète, aviateur, explorateur, journaliste, inventeur, philosophe -, et sur sa carrière littéraire consacrée par cet ultime ouvrage, porteur d’un message humaniste.

A.S.E. se lance très vite dans l’écriture. Son premier roman Courrier Sud (éd. NRF, 1929) est soutenu par André Gide. Trois ans plus tard, Vol de Nuit, reçoit le prix Femina.

Antoine de Saint- Exupéry – Le petit prince et le renard, étude pour Le Petit Prince, 1942 ou 1943. Aquarelle et encre sur papier © Coll. Succession Saint Exupéry – d’Agay © Photo: SKKG 2021

Parallèlement, en tant que pilote, il réalise des missions publicitaires pour Air France, dont on voit de belles affiches dans la deuxième salle (cf. fil tweeter). Et des vols plus risqués pour battre des records de vitesse, qui se terminent dans le décor… Il tombe en Égypte avec son mécanicien André Prévot (dont la gourde cabossée a été conservée !) alors qu’il participait au raid aérien Paris-Saïgon (fin décembre 1935). Après avoir épuisé leurs réserves, les deux hommes s’aventurent dans le désert, où ils rencontrent quelques renards des sables. Ils sont finalement trouvés par des Bédouins le premier janvier 1936. Aventure que Saint-Exupéry relate dans Terre des Hommes (1939) et qui alimentera la trame du Petit Prince.


Antoine de Saint- Exupéry – « Un jour j’ai vu le soleil se coucher quarante quatre fois ». Illustration pour le chapitre VI, 1942 ou 1943. Aquarelle et crayon sur papier © Coll. Succession Saint Exupéry – d’Agay © Photo: Fondation JMP pour Le Petit Prince

« On sait que les contes de fée, c’est la seule vérité de la vie ». L’aviation et le conte de fée, l’envol de l’esprit dans des contrées imaginaires à partir de prises de vues réelles, le tout capturé par des esquisses stylisées poétiques ; voilà ce qui allait nourrir l’épopée du Petit Prince, dont le héros devient l’alter ego littéraire du romancier.

À la fin de 1940, Saint-Exupéry émigre à New York. Il tente de convaincre les États-Unis d’entrer en guerre contre l’Allemagne. Il publie Pilote de Guerre (Flight to Arras en anglais) et rédige Citadelle, sorte de conte des Mille et Une Nuits.

Ses éditeurs américains, qui le voient griffonner partout des petits dessins, lui proposent l’écriture d’un conte pour enfants. Ce sera Le Petit Prince.

« C’était un jardin fleuri de roses ». Illustration pour le chapitre XX, probablement 1943. Aquarelle et crayon sur papier © Coll. Succession Saint Exupéry – d’Agay © Photo: SKKG 2021

Les feuillets du manuscrit, offerts par l’auteur à Silvia Hamilton et conservés à la Morgan Library & Museum de New York, sont présentés pour la première fois en France. Aux côtés d’esquisses, dessins préparatoires, et aquarelles d’origine.

Après l’échec de ses pourparlers auprès du gouvernement américain, A.S.E. intègre les troupes alliées. Son Lockheed P-38 est abattu en mer le 31 juillet 1944, lors d’une mission de reconnaissance, au large de Marseille. Si l’épave de son avion a finalement été retrouvée en juillet 2003, les circonstances exactes de sa mort restent non éclaircies.


Antoine de Saint- Exupéry – Édition du Petit Prince en bengali, Manzoor Khan Chaudhary, Dhaka, traduction Jahirul Huq, 1970 © Photo: Fondation JMP pour Le Petit Prince

L’exposition se termine sur une note plus optimiste en présentant les couvertures du Petit Prince – ouvrage vendu à 200 millions d’exemplaires depuis 75 ans ! – dans de nombreuses langues et dialectes dont le bengali, le toba (communauté aborigène du nord de l’Argentine), et le khmer (2003) pour lutter contre l’illettrisme.

Une exposition fabuleuse pour qui a su garder son âme d’enfant !

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