Patchwork photographique sud-américain

America Latina – Photograhies – 1960-2013

Jusqu’au 6 avril 2014

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Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 bd Raspail, Paris XIV

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Exposition ambitieuse. La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente les photographies d’artistes sud-américains des années 1960 à 2013. La variété des oeuvres n’a d’égale que la diversité des peuples qui composent l’Amérique latine.

Mexique, Chili, Argentine, Pérou, Brésil, Cuba, Venezuela, Colombie sont représentés à travers le prisme de la photographie et le thème de la relation entre texte et image.

Le dénominateur commun de ces Etats réside dans leur histoire marquée par le colonialisme, les révolutions puis des régimes militaires répressifs, l’émergence de guérillas et dernièrement une croissance néolibérale désordonnée qui laisse son empreinte sur les paysages urbains. Graffiti, enseignes et affiches sont omniprésents.

Le Vénézuélien Paolo Gasparini (né en 1934 en Italie, vit à Caracas, Venezuela) capture cette cacophonie visuelle (prolifération des enseignes commerciales) tandis que Miguel Rio Branco (né en 1946 à Las Palmas de Gran Canaria, vit à Rio de Janeiro, Brésil) donne à voir les laissés-pour-compte d’une société à deux vitesses. Facundo de Zuviria (né en 1954 à Buenos Aires où il vit encore aujourd’hui) capte, quant à lui, le déclin du centre-ville de Buenos Aires, depuis le début de la crise argentine dans les années 2000.

Dans un tel contexte, la quête identitaire occupe une place prépondérante dans la culture latino-américaine. La Brésilienne Regina Silveira (née en 1939 à Porto Alegre, vit à Sao Paulo, Brésil) compose un puzzle mural, To Be Continued… (Latin American Puzzle), à partir d’images récupérées dans des magazines et des guides touristiques pour dénoncer les stéréotypes communément associés à l’Amérique latine.

 

Idem pour la notion de frontières établies de manière arbitraire au temps de la colonisation. Le Chilien Eugenio Dittborn crée dans les années 1980 des peintures aéropostales, qui, pliées et envoyées à travers le monde, s’affranchissent de l’enfermement culturel et géographique imposé par Pinochet.

Sans oublier  la sauvegarde des cultures indigènes. Claudia Andujar (née en 1931 en Suisse, vit au Brésil) a pris le parti des Indiens Yanomami d’Amazonie dont la survie est de plus en plus menacée par les convoitises du lobby agricole et des compagnies minières, attirées par les richesses du sous-sol de leurs terres.

Dense, l’exposition n’a pas une scénographie agréable car scindée par de nombreuses cimaises. On s’y perd et l’intérêt de ce grand espace fluide est réduit à néant. Heureusement, le film du Paraguayen Fredi Casco permet de condenser toutes les informations distillées dans les salles. A mi-chemin entre le documentaire et le road-movie,  Revuelta(s) retrace le voyage du photographe-réalisateur à la rencontre des différents artistes présentés dans l’exposition. Trente artistes de huit pays sont interviewés, entre de longs plans-séquences capturant les paysages urbains du continent sud américain. Seul petit souci : le film dure 140mn…

 

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