Deux expositions qui ne m’ont pas enchantée !

James McNeill Whistler (1834-1903), Chefs-d’œuvre de la Frick Collection, New York
Musée d’Orsay, Paris 7e
Jusqu’au 8 mai 2022

Graciela Iturbide, « Heliotropo 37 »
Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 boulevard Raspail, Paris 14e
Jusqu’au 29 mai 2022

J’évoque rarement les expositions qui ne me plaisent pas car c’est tellement subjectif, j’ai toujours des scrupules à critiquer l’art des uns et ceux qui ont pris la peine de le montrer. Mais là, coup sur coup, deux vernissages qui se soldent par un échec, c’en était trop !

James Abbott McNeill Whistler, Arrangement en brun et noir: portrait de Miss Rosa Corder, 1876-1878. Huile sur toile. New York, The Frick Collection © The Frick Collection ; photo: Joseph Coscia Jr

Ce ne sont pas les oeuvres de Whistler en-elles qui m’ont déplues mais le fait qu’elles soient rassemblées dans une petite salle sombre, peu espacées comme « à l’ancienne » ; vous ne pouvez pas en apprécier la grandeur ! Des portraits délicats pourtant, et des vues de Venise superbes. Or, difficile de voir quelque chose avec la tête de chacun qui dodeline pour observer les détails, notamment quand il s’agit des petits formats… Je sais bien que pour des raisons de conservation il faut tamiser les lumières mais dans ce cas, on ne peint pas les cimaises d’une couleur tristoune, qui engendre encore plus d’obscurité dans la salle ! L’idée était certainement d’accorder le gris des cimaises aux pastels et encres de Chine. Mais j’ai trouvé le résultat décevant. Les voir, oui, c’est une occasion rare si vous n’envisagez pas d’aller à New York (!), à condition d’englober cette micro exposition dans une visite plus générale du musée. À défaut d’être déçu(e). CQFD !

Desierto de Sonora, México, 1979. Tirage gélatino-argentique © Graciela Iturbide

Quant à l’exposition de la photographe mexicaine Graciela Iturbide (née en 1942), là, ce sont les oeuvres qui m’ont laissées de marbre (à part une seule : celle d’un tigre sur une route, crocs bien visibles, cf. fil tweeter) ! Des portraits d’Indiens et des paysages, en noir et blanc dans des compositions trop arides pour moi. Il n’y avait pas même pas l’habituel film qui résume la vie et l’oeuvre de l’artiste dans la grande salle. Là, il faut se tenir debout entre deux cloisons devant un écran aussi large qu’un ordinateur pour voir quelques minutes de commentaires.

Allez, ça ira mieux bientôt, la semaine prochaine s’annonce prometteuse !

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