La Chine de Zeng Fanzhi

Zeng Fanzhi

Jusqu’au 16 février 2014

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Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAMVP), 11 avenue du Président Wilson, Paris XVI

 

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Serge Poliakoff versus Zeng Fanzhi, présentés concomitamment au MAMVP. Je pensais écrire sur la rétrospective de Poliakoff mais je suis tombée en arrêt devant l’oeuvre de l’artiste chinois (né en 1964 à Wuhan). Une oeuvre puissante qui oblige le regard occidental à s’ouvrir à une autre culture.

 

Bien que Zen Fanzhi fasse aussi référence à l’art européen, en particulier à l’expressionnisme allemand et plus avant à Cézanne, l’artiste nous plonge dans les événements de l’histoire chinoise (Tian’An Men, 2004), à travers sa propre histoire.

Selon une logique à laquelle je n’adhère pas (!), la rétrospective commence par les oeuvres les plus récentes pour se terminer sur ses oeuvres de jeunesse. Or, ce sont surtout ses paysages des années 2000 qui m’ont interpellée. D’immenses toiles griffées de ronces réalisées à partir de deux traits de pinceaux tenus en même temps dans la main droite. L’un entre le pouce et l’index, l’autre entre le médian et l’annulaire ; l’un représente l’acte conscient de la peinture, l’autre, agit comme son ombre, inconsciente. “Peut-être est-ce le fait d’être chinois et de manger avec des baguettes qui a permis à l’artiste de maîtriser parfaitement cette technique, une lutte entre image réaliste et une autre abstraite”, commente Henry Périer, commissaire de l’exposition.

Le regard du spectateur cherche à pénétrer cette toile de ronces, attiré ici par des tâches vertes, là par de la lumière dorée et au-delà un bleu nuit, ou encore une constellation d’étoiles blanches. Parfois un lièvre – celui de Dürer – se glisse dans le décor (Hare, 2012).

Autre oeuvre forte : l’interprétation de l’artiste du Dernier Souper, avec les douze apôtres portant des masques blanc de carnaval, bouche ouverte. Un sourire artificiel (comme dans Mask Series n°6, 1996). Le pain est remplacé par des morceaux de pastèque – fruit obsessionnel pour l’artiste qui symbolise la chair.

La chair est un motif récurrent dans son oeuvre comme l’attestent ses toiles de jeunesse. Des scènes de boucherie, représentant ce qui se passe dans la rue ou à l’hôpital qui jouxte sa maison d’enfance à Wuhan (l’artiste vit aujourd’hui à Pékin). La chair incarne pour Z. Fanzhi, ce qui est inanimé.

A l’opposé des hommes, dont lui-même – l’artiste se représente souvent dans ses tableaux-, aux mains et têtes disproportionnées (influence de Picasso).

 

Quant à Poliakoff, en dépit d’un texte très intéressant dans le catalogue de l’exposition de Fabrice Hergott sur le rôle des formes dans ses compositions,  ses couleurs m’ont paru pâlotes! Je n’ai pas réussi à rentrer dans ses toiles. Il aurait fallu commencer par Poliakoff avant d’enchaîner sur Zeng Fanzhi.

 

 

 

 

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