Naissance d’un mythe

Angkor, Louis Delaporte et le Cambodge

Jusqu’au 13 février 2014

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Musée national des arts asiatiques Guimet, 6, place d’Iéna, Paris XVI

 

Démontés, parfois sciés suite à la fermeture du Musée indochinois du Trocadéro en 1936, les moulages des monuments du Cambodge, du Vietnam et de l’Indonésie, ont connu près de trois quarts de siècle d’abandon. Ceux qui n’ont pas été perdus ou altérés ont bénéficié d’une restauration pour figurer dans l’exposition d’envergure que leur consacre le musée Guimet.

 

Quelque 250 pièces sont ainsi présentées, remontant à l’origine du mythe d’Angkor. Tel que l’Europe, et notamment la France, l’a construit à la fin du XIXe siècle, autour des spectaculaires Expositions universelles et coloniales.

Moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques témoignent de l’aventure de Louis Delaporte (1842-1925), grand explorateur français, qui s’est confié comme mission de “faire entrer l’art khmer aux musées”. Aux côtés des sculptures de l’Egypte et de l’Assyrie.

Seulement, son enthousiasme n’est pas partagé par ses contemporains. Le Secrétaire général des Musées nationaux refuse de recevoir au Louvre les 102 caisses d’antiquités khmères rapportées par Delaporte. Faute de mieux, elles sont envoyées au château de Compiègne.

Il faut attendre l’Exposition universelle de 1878 pour que l’explorateur français atteigne son heure de gloire. Le public s’émerveille devant la reconstitution d’une partie de la Chaussée des Géants du Preah Khan d’Angkor. A l’issue de l’Exposition, les pièces restent à Paris, bien que stockées dans les sous-sols du Palais du Trocadéro. Elles y restent jusque dans les années 1882/83 et ne seront exposées de nouveau qu’en 1887. Delaporte est alors nommé conservateur des collections khmères du Palais du Trocadéro. Il le restera jusqu’à sa mort en 1925.

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Les sculptures et bas-reliefs moulés, exposés aujourd’hui dans la salle d’exposition temporaire du musée Guimet et dans les galeries khmères du rez-de-chaussée, présentent une facture d’une étonnante finesse. Au-delà de la monumentalité des pièces, c’est plus la sensualité des traits et la richesse des décors qui impressionnent.

A noter également : la réunion pour la première fois des quatre panneaux du polyptique de Paul Jouve (1878-1973) dont les couleurs témoignent de l’intensité de son émotion face à un environnement où animaux sauvages – sa spécialité picturale – et lumière douce fusionnent harmonieusement.

 

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