Deux petites expositions qui valent leur pesant d’or…

Hélios, un bijou métamorphose du temps imaginé par Nicolas Daul (France). Hélios fonctionne sous l'impulsion d'une spirale sensible aux variations de température (c) D.R.Prix Emile Hermès – Le sens de l’objet
Jusqu’au 11 novembre 2008

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Musée des arts décoratifs, 107, rue de Rivoli 75001, 8€

J.-A.-D. Ingres (1780-1867), Jésus remettant les clefs à Saint Pierre, 1818-1820, Draperie. Pierre noire, estompe et lavis d'encre de Chine sur papier. 50 x 23,5 cm. Legs Ingres, 1867 (c) Musée Ingres, Montauban, Cliché RoumagnacIngres – Ombres permanentes – Belles feuilles du musée Ingres de Montauban
Jusqu’au 4 janvier 2009

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Musée de la Vie romantique, 16, rue Chaptal 75009, 7€

Dans un registre complètement différent, je vous conseille deux expositions hors des sentiers battus: la sélection d’objets design récompensés lors par la 1ère édition du Prix Hermès (Musée des arts décoratifs) et la très belle sélection de dessins de Jean-Auguste-Dominique Ingres (Musée de la Vie romantique).


Dans la tourmente du renouvellement des expositions des musées parisiens, il m’est difficile d’écrire une page sur chacune d’elle. Néanmoins, dès que l’une d’entre elles attire mon attention, je ne peux m’empêcher de vous la signaler!

LA LEGERETE AU QUOTIDIEN

En septembre 2007, la maison Hermès lance un concours s’adressant aux étudiants et jeune diplômés d’architecture, d’arts plastiques/appliqués et jeunes designers indépendants, de quatorze pays d’Europe. Le Prix Emile Hermès – membre de la troisième génération de la famille, qui dirige l’ultra sélect enseigne entre 1921 et 1951 – a pour objectif d’apporter une aide à la création aux talents prometteurs.

Sur les 700 dossiers déposés, 21 ont été sélectionnés pour la phase finale. Les lauréats bénéficient de la réalisation du prototype de leur idée, qui est exposé dans la galerie d’actualité du musée des arts décoratifs.

La thématique de cette première édition repose sur la légèreté des objets au quotidien. Le résultat est éblouissant de finesse et d’inventivité.
Simon Lécureux (Suisse) imagine un tabouret en noyer à bascule s’inspirant du monde hippique.
Rolling vs Folding, bagage de week-end créé par Francesco Librizzi et Vittorio Venezia (Italie) (c) D.R.Francesco Librizzi et Vittorio Venezia (Italiens) créent un bagage de week-end en cuir qui se roule pour un encombrement minimum et se déroule avec des vêtements sans faux pli à l’arrivée. Constance Guisset et Grégory Cid (Autriche) inventent un stabile de table à base d’un couteau, d’une fourchette et d’une cuillère tandis que Susanne Rinderer crée un verre qui se “plie” en le vrillant.
Réflexe, casque de vélo pliable inventé par ORH (France) (c) D.R.Un dernier exemple choisit en toute subjectivité: la housse de selle de byclette transformable en sac de Ian Mahaffy (Danemark) et le casque de vélo en cuir souple d’ORH (France) “applatissable”. Grâce à un matériau révolutionnaire – l’APS (Active Protection System) – développé à l’origine pour l’armée. Ce textile 3D, enduit de silicone, est souple à l’état normal mais se rigidifie instantanément au moindre choc. L’idéal quand on fait du vélo à Paris…

LES OMBRES D’INGRES

Catherine Lépront, écrivain et commissaire d’exposition, a sélectionné une centaine de dessins de Jean-Aguste-Dominique Ingres (1780-1867) issus du musée de Montauban, axés sur la gestuelle particulière du peintre.

“Plus l’idée se précise plus le dessin est épuré. Le corps semble perdre de sa matière, littéralement se désincarner pour qu’il n’en subsiste que son contour essentiel, sa forme stricte, comme si Ingres avait procédé par gommages successifs de données superflues”, explique Catherine Lépront.

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J.-A.-D. Ingres (1780-1867), Le Martyre de Saint Symphonien d'après le modello de 1827, Femme nue (courant vers la gauche). Pierre noire sur papier. 52,3 x 40,5 cm. Legs Ingres, 1867 (c) Musée Ingres, Montauban, Cliché RoumagnacDans ses élongations de corps, ses disproportions de volume, Ingres traduit la folie tourmentée des Romantiques. Le dessinateur s’affranchit des lois de l’anatomie et des règles de perspectives – une liberté qui confère une modernité absolue à ses oeuvres.

L’ensemble des feuilles se regarde patiemment avec délectation. “Enfance, maturité, vieillesse, ce sont tous les âges de la vie qui sont représentés, mais également toutes les émotions, toutes les humeurs du romantisme, et c’est bien d’une rêverie sur l’humanité qu’il s’agit, en même temps que d’une rêverie sur l’art – antique, classique, et, déjà, moderne” (C. Lépront).

Deux petites expositions coup de coeur qui méritaient ces quelques lignes… Joyeuse Nuit Blanche!

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Une réponse à Deux petites expositions qui valent leur pesant d’or…

  1. Monnier dit :

    Comment et où se procurer à Paris ce casque ORH ?

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