Kin [l’intime]

Loyiso Mayga, Wandise Ngcama, Lunga White, Luyanda Mzanti et Khungsile Mdolo après leur rite d’initiation, Mthatha, 2008 © Pieter Hugo, courtesy Galerie Stevenson, Le Cap/Johannesburg et Yossi Milo, New YorkPieter Hugo

Jusqu’au 26 avril 2015

Catalogue de l’exposition : 

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Fondation Henri Cartier-Bresson, 2 impace Lebouis, Paris XIV

La Fondation Henri Cartier-Bresson expose pour la première fois en France le photographe sud-africain Pieter Hugo (né à Johannesburg en 1976). Son exposition « Kin » explore le visage fracturée d’un pays où la cicatrice de la colonisation et de l’apartheid marque encore profondément le paysage social et économique.

A travers une série de paysages, portraits et natures mortes, prise entre 20006 et 2013, Pieter Hugo « tente d’évaluer le fossé qui sépare les idéaux d’une société et sa réalité ».

En périphérie de Pretoria, 2013 © Pieter Hugo, courtesy Galerie Stevenson, Le Cap/Johannesburg et Yossi Milo, New YorkD’un côté les townships surpeuplés, les zones minières abandonnées, de l’autre des quartiers protégés où chaque maison a sa propre piscine. On ne se demande évidemment pas quelle est la couleur de peau de ceux qui habitent dans ces dernières.

« Il y a environ 8 ans, j’ai commencé à photographier autour de cette notion de terre natale (home), quel que soit son sens, d’un point de vue public et privé. Regarder son pays natal avec un oeil critique c’est se regarder soi-même et regarder son prochain. C’est ressentir le poids de l’histoire et comprendre le rôle que chacun y joue. […] J’ai des sentiments très complexes sur le fait de vivre ici Depuis 8 ans, je ne me sens guère plus avancé sur ces questions. Au contraire, je suis encore plus confus et encore plus en désaccord avec « my home ». Ce travail se heurte à ce dilemme, mais échoue finalement à donner des réponses, avoue le photographe.

Autodidacte, Pieter Hugo commence à photographier lorsqu’il reçoit son premier appareil photo, moment qui coïncide avec la proclamation de la fin de l’apartheid. L’émotion et la peur ambiantes le poussent à capturer ce qui l’entoure. Il travaille d’abord comme photo-journaliste avant de se consacrer à son travail personnel.

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Daniel Richards, Milnerton, 2013  © Pieter Hugo, courtesy Galerie Stevenson, Le Cap/Johannesburg et Yossi Milo, New YorkL’artiste a été exposé dans les musées du monde entier, a reçu de nombreux prix photographiques, dont le Premier Prix du World Press Photo dans la catégorie portraits (2005) ou le Prix Découverte des Rencontres d’Arles (2008). En 2011, il reçoit le Prix Seydou Keita des Rencontres de Bamako.

J’ai apprécié ses images qui dérangent par les inégalités si criantes qu’elles exposent et la folie du racisme (génocide rwandais) . Un peu de répit est apporté par la douceur des visages de ses enfants. Toutes ont une force qui interpelle et nous forcent à réfléchir sur les fractures de notre propre société. Son côté autodidacte se ressent dans la liberté de ses angles de vue. Une oeuvre à découvrir, en ayant le coeur bien accroché !

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