L’Impératrice oubliée

Joséphine (1763-1814)

Jusqu’au 29 juin 2014

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Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris VI

 

Cachée derrière l’ombre de Napoléon, Joséphine, très appréciée de son temps, avait quelque peu perdu de sa superbe avec Dame postérité! A l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Impératrice (le 29 mai 1814, dans son château de Malmaison), le musée du Luxembourg lui rend un vibrant hommage.

Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie naît dans une famille de planteurs aux Trois-Ilets, en Martinique. A  seize ans, elle épouse Alexandre de Beauharnais dont elle aura deux enfants, Eugène et Hortense.

L’époux, militaire, est souvent absent et infidèle. Le couple se sépare en 1785. Mais se retrouve uni dans le malheur : sur ordre des Révolutionnaires,  tous deux sont écroués  à la prison des Carmes, rue de Vaugirard, en 1794 . Alexandre sera guillotiné tandis que Marie-Joseph-Rose échappe à son sort grâce à l’arrestation de Robespierre.

La jeune femme s’installe avec ses deux enfants rue de Chantereine, rebaptisée (rue de la Victoire en 1797). Elle rencontre Napoléon Bonaparte la première fois en 1795 et lui inspire une passion amoureuse. Il la surnomme Joséphine, féminisation de son deuxième prénom, n’appréciant pas son surnom de Rose. Ils s’unissent civilement en 1796.

Joséphine va alors suivre l’ascension fulgurante du jeune militaire ambitieux. Campagne d’Italie, campagne d’Egypte. En 1799, elle achète le château de Malmaison, où se prépare le coup d’Etat du 18 brumaire. Bonaparte devient premier consul.

Joséphine et Napoléon quittent la maison de la rue de la Victoire pour s’installer au palais du Petit Luxembourg (un plan donné dans l’exposition permet de découvrir des arbres préférés de Joséphine dans l’actuel jardin du Luxembourg).

En 1800, la famille s’installe aux Tuileries. Et le 18 mai 1804, l’Empire est proclamé : Joséphine devient “Sa Majesté l’Impératrice”.

Ne pouvant donner d’héritier à Napoléon, Joséphine est contrainte de divorcer (1809). Napoléon épouse Marie-Louise, qui devient “Sa Majesté l’Impératrice”, tandis que Joséphine est appelée “Sa Majesté l’Impératrice Joséphine”.

Après ce bref rappel historique, l’exposition cesse d’être chronologique pour devenir thématique.

6Joséphine se retire dans son château de Malmaison, voyage, et s’adonne à ses passions : la botanique, immortalisée par les aquarelles de Pierre-Joseph Redouté, et l’art.

 

 

Se côtoient des oeuvres du château de Malmaison (Robe et manteau de cour de l’impératrice), du musée du Louvre (L’Amour assis au bord de la mer rassemblant les colombes du char de Vénus), du Roi Carl XVI Gustaf de Suède qui a prêté des objets de sa collection personnelle (Métier à broder et pochette à broderie de l’impératrice, Portrait des trois enfants aînés du prince Eugène représentés en ange), rarement ou encore jamais montrés au public.

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La scénographie est particulièrement bien étudiée. Les jeux de miroirs, les espaces décloisonnés, les luminaires suspendus, concourent à mettre en valeur les chefs d’oeuvre exposés, emprunts de luxe et de raffinement. A l’image de leur commanditaire qui a su influencer toutes les cours européennes du XIXe siècle.

 

A noter : à partir du 5 juin 2014, ouverture du Jardin de roses anciennes et création de la rose “Souvenir de Joséphine” au château de Malmaison et Bois Préau, qui accueillera également l’exposition “Joséphine, la passion des fleurs et des oiseaux”, jusqu’au 30 juin 2014.

 

 

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