“Je cherche la perfection dans la forme”

Robert Mapplethorpe

Jusqu’au 13 juillet 2014

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Grand Palais, Galerie sud-est, Entrée avenue W. Churchill, Paris VIII

 

Première grande rétrospective en France depuis la mort de Robert Mapplethorpe (1946-1989), l’exposition éponyme présentée au Grand Palais dévoile toutes les facettes de l’art photographique de l’artiste new-yorkais. Âmes bigotes s’abstenir!

Le parcours de l’exposition s’inspire du roman de Huysmans À Rebours pour partir des photographies réalisées à la fin de la carrière de R. Mapplethorpe – des images de sculptures (Eros, Hermès, etc.) – et se conclure sur ses polaroïds de jeunesse.

En guise d’introduction : un portrait de l’artiste, à l’âge de 42 ans, visage blanc sur fond noir, mettant en avant une cane à la tête de mort. A l’image d’un roi africain. Cette photographie condense un certain nombre de symboles fétiches, récurrents dans l’oeuvre de Mapplethorpe. Au-delà de l’annonce de sa mort (on le déclare atteint du sida en 1986, cette photo a été prise en 1988), il y a une référence à l’idée de vénération qu’il recherchait avant tout, à la magie et au culte du corps noir. Il a été, en effet, l’un des premiers artistes à photographier et à rendre hommage à la communauté homosexuelle afro-américaine.

Suivent des photographies au tirage particulièrement raffiné de sculptures de couleur chair mises en scène dans des cadres noirs. L’artiste affirme que, s’il était né un siècle plus tôt, il aurait été sculpteur. Mais étant né dans le New York des années 1970, il embrase la photographie pour rendre compte de la vitesse de la Grande Pomme, de l’énergie folle qui la consume, et créer ainsi des sculptures photographiques.

Le parcours se poursuit sur des images de fleurs, mises en parallèle avec des détails anatomiques. Puis vient le temps des muses : Patti Smith et la première championne au monde de body-building, Lisa Lyon. Thématique de la femme et de la féminité, peu connue dans l’oeuvre du photographe.

Une chambre noire, interdite aux moins de 18 ans, dévoile des photos d’homosexuels sadomasochistes.

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Et pour finir, les polaroïds de jeunesse qui annonçaient déjà, selon Jérôme Neutres, commissaire de l’exposition, “tout le programme artistique” de Mapplethorpe, “héraut d’un idéalisme classique revu et corrigé dans le New York libertaire des seventies“.

 

 

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