Hajj

© Dr. Abdulaziz I. AlObaidaLe pèlerinage à La Mecque

Jusqu’au 10 août 2014

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés-Saint-Bernard, Paris V

Publicité

Ils étaient 100.000 pèlerins à se rendre à La Mecque en 1950. Ils sont aujourd’hui près de quatre millions à affluer du monde entier, au douzième mois du calendrier lunaire, entre le huitième et le treizième jour. L’Institut du Monde Arabe (IMA) revient sur ce qui constitue l’un des cinq piliers de l’islam, imposé à tout musulman au moins une fois dans sa vie.

Deuxième tome d’un coran en deux volumes Sourate Maryam (XIX, « Marie »), verset 1, jusqu’à la sourate al-Nâs (CXIV, « Les hommes »), verset 6 Inde, XVe siècle  Nasser D. Khalili, Collection of Islamic Art (Londres), © Khalili Family TrustProfession de foi, cinq prières quotidiennes, jeûne (ramadan), aumône et pèlerinage dans la ville de naissance du prophète Mahomet (né vers 570) sont dictés par le Coran.

La Mecque accueille ainsi chaque année ses fidèles dans ce qui représente le plus grand pèlerinage international. Les non-musulmans n’ont pas le droit de pénétrer la ville sainte.

De fait, si le Hajj reste une idée abstraite pour les non-initiés, l’on sait qu’il se décline autour d’un certain nombre de rituels.

Avant son départ, l’homme doit régler ses dettes et assurer le pain de sa famille.

Puis il se rend à La Mecque, aujourd’hui par les moyens de communications modernes, arrivant le plus souvent par bateau ou charter à l’aéroport de Djeddah.

Les hommes portent un ensemble blanc, les femmes une sobre tenue noire.

Sitarah pour Mahmal Le Caire, vers 1867-1876  Nasser D. Khalili, Collection of Islamic Art (Londres), © Khalili Family TrustLe pèlerin doit effectuer sept fois le tour de la Kaaba. Cette grande construction cubique, située au sein de la mosquée Masjid al-Haram (“mosquée sacrée”) est recouverte d’un linceul autrefois coloré, aujourd’hui noir rehaussé d’or. Elle abrite la mythique pierre noire.

Camps de pèlerins turcs  Mirza Vers 1890  © King Abdulaziz Public LibraryEnsuite, il doit se rendre à Mina, à 4km de la ville sainte, où il est hébergé sous des tentes pendant quelques jours, avant de se diriger au lever du soleil vers le mont Arafat à 20km, où il suivra l’évolution du soleil tout en récitant ses prières. C’est là que Mahomet avait fait son discours d’adieu, peu avant sa mort en 632.

De retour à La Mecque, ayant ramassé des cailloux en chemin, le pèlerin lapide des stèles symbolisant le diable et refait sept fois le tour de la Kaaba. Il doit ensuite rompre avec le sacré en se coupant les cheveux ou se rasant le crâne.

Publicité

L’exposition retrace l’évolution de ce pèlerinage, des routes dangereuses (il fallait des mois et des mois pour rejoindre la ville sainte) à l’actualité d’une ville, où le mètre carré est devenu le plus cher au monde, où les tours sont toujours plus hautes et clignotantes. Elle permet de s’interroger sur le devenir de cette ville sacrée. Ne tend-elle pas à se transformer en temple de consommation et de religiosité à l’américaine ? Un comble, non ?!!

Vue de Jaba al-Rahma 2000-3  © Reem Al FaisalD’ailleurs, cette cité devenue monde ne cesse d’interpeller les artistes. On peut y voir  Black Cube II du Franco-Algérien Kader Attia, des photographies de la Saoudienne Reem Al Faisal, et The Black Arch de Raja et Shadia Alem.

Ainsi, au-delà d’une ouverture sur une autre culture, l’exposition a le mérite de poser le problème de l’universalisme.

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *