Haïti

Dubréus Lhérisson, Sans titre, 2012-2013, crâne humain, paillettes, objets divers, 15 x 11 x 24 cm, Port-au-Prince, collection Reynald Lally, Photo Josué AzorDeux siècles de création artistique

Jusqu’au 15 février 2015

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Galeries nationales du Grand Palais, entrée avenue Winston Churchill, Paris VIII

Catalogue de l’exposition : 

Haïti a malencontreusement été sous les feux de la rampe lors du séisme de 2010. Le Grand Palais propose une image plus positive de cette terre méconnue, située à l’ouest de la Républicaine Dominicaine, à travers un parcours qui retrace l’histoire de son art du XIXe siècle à nos jours.

L’art haïtien est injustement réduit à la peinture naïve et exotique, empreinte d’une vision magico-religieuse.

Marie-Hélène Cauvin, Bullet Proof Vest, 2007, encre, fusain, aquarelle, linotype sur papier, 112 x 76 cm, Montréal, collection de l’artiste, Photo Paul LitherlandCertes la religion, qu’elle soit chrétienne ou vaudou, imprègne fortement l’imaginaire collectif et son influence se traduit plastiquement. Mais l’art haïtien, à travers différents supports – peinture, dessin, mais aussi installation, vidéo, sculpture d’objets recyclés – exprime une extraordinaire création artistique, libre, où se côtoient le pays réel et le pays rêvé.

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Édouard Duval-Carrié, L’Embarquement pour L’Isle-de-France ou le Renvoi D’Erzulie Freda Dahomey, 2014, techniques mixtes sur aluminium, 194 x 291 cm, collection de l’artiste © Adagp, Paris 2014 / Photo Ralph TorresLe parcours s’organise en sept sections, de manière non chronologique, et laisse une large place aux artistes contemporains. Qu’ils vivent en Haïti (Mario Benjamin, Sébastien Jean, André Eugène, Frantz Jacques dit Guyodo, Céleur Jean-Hédard, Dubréus Lhérisson, Patrick Vilaire, Barbara Prézeau, Pacale Monnin). En France (Hervé Télémaque, Elodie Barthélemy), en Allemagne (Jean-Ulrick Désert), en Finlande (Sasha Huber). Aux Etats-Unis (Edouard Duval Carrié, Vladimir Cybil Charlier), ou encore au Canada (Marie-Hélène Cauvin, Manuel Mathieu).

La question que je me suis posée en voyant ces oeuvres bigarrées, parfois effrayantes, est d’où vient cette énergie qui les traverse ? Maryse Condé, écrivain, évoque la puissance spirituelle d’un peuple, déjà relevée par André Malraux lors d’un voyage et qui déplorait, en comparaison, le développement matérialiste de notre société de consommation. Elle parle également de « l’exceptionnelle opposition à la mort des Haïtiens. Et d’en déduire : « C’est là l’effet de l’art, répandu à profusion dans l’île, qui potion magique, insufflait à chacun une incroyable résistance. L’art, potion magique ». Tout était dit.

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