Eblouissante Venise

Venise, les arts et l’Europe au XVIIIe siècle

Jusqu’au 21 janvier 2019

Achetez le catalogue de l’exposition : 

Galeries nationales du Grand Palais, entrée Clémenceeau, Paris 8e

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Fabuleuse remontée dans le temps au Grand Palais qui expose la vivacité artistique de la Sérénissisime au XVIIIe siècle. Juste avant son invasion par Napoléon Bonaparte et sa chute en 1797.

Arts plastiques, arts décoratifs, musique et opéra : la civilisation vénitienne attire tous les regards à l’aube du XVIIIe siècle. Des artistes comme Tiepolo, Canaletto, Guardi dans le domaine de la peinture ; Corrini et Brustolon pour la sculpture ; Porpora, Hasse et Vivaldi pour l’opéra, chanté par Farinello ou Bordoni, font la renommée de Venise. Pendant le Carnaval, le théâtre et la farce, les bals masqués et les jeux attirent les cours de toute l’Europe.

Les salles restituent la lumière de cette ville à la topographie unique, fondée au bord d’une lagune avec ses multiples ponts (Ponte di Rialto), célèbre pour sa place Saint-Marc avec sa majestueuse basilique cathédrale aux marbres blancs, le Palais des Doges, le Campanile. Portés aujourd’hui par un projet de rénovation, mené par l’architecte britannique David Chipperfield.

Le parcours propose de découvrir chefs-d’oeuvres picturaux – vedute de Canaletto et de Guardi, portraits de Tiepolo -, sculptures majestueuses (Saint-Matthieu en bois de tilleul de Giovanni Giuliani, 1721), marionnettes, et costumes.

“C’est une invitation à découvrir une Venise bien plus secrète qu’on ne pourrait le penser”, commente Catherine Loisel (conservateur général du patrimoine), commissaire de l’exposition. “Des nocturnes autour de la danse et de la musique sont même organisées au sein des salles (tous les mercredis entre 20h et 21h30 jusqu’au 16 janvier).”

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Le parcours se termine sur les oeuvres de Giandomenico Tiepolo et Pietro Longhi, qui dévoilent le quotidien vénitien, coloré, sonore, festif. En dépit d’une économie en déroute (Venise perd son rôle de port commercial). Et, surtout, l’arrivée des troupes de Bonarparte qui finit de faire chuter la République. Les Français occupent Venise, emportent Les Noces de Cana de Véronèse, les chevaux de Saint Marc et le Bucentaure (brûlé pour en récupérer l’or) avant de céder la ville aux Autrichiens par le traité de Campo Fornio (1797).

Oeuvres lumineuses de Canaletto, vibrantes de Guardi, carnavalesques de Tiepolo… Une scénographie originale permet d’avoir des aperçus d’oeuvres, de se glisser derrière des murs, comme si nous étions un visiteur masqué à la découverte des beautés de la Sérénissime. Une expo à ne pas manquer pour tout amateur de l’Italie !

 

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