L’imaginaire au pouvoir

Gustave Doré (1832-1883)

Jusqu’au 11 mai 2014

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Musée d’Orsay, Niveau 0 et 5, 1 rue de la Légion d’Honneur, Paris VII

 

Si les illustrations de Gustave Doré (1882-1883) sont largement connues dans la mémoire collective – notamment celle du Chat Botté -, le public connaît moins ses peintures et ses sculptures. Le musée d’Orsay présente une rétrospective qui lève le voile sur l’ensemble de son art.

Né à Strasbourg, Gustave Doré embrasse sa carrière dès douze ans. Il se fait remarquer par l’éditeur parisien Charles Philipon qui lui signe un contrat pour des caricatures dans Le Journal pour rire. La famille Doré s’installe dès lors à Paris (rue Saint-Dominique).

Doré propose deux dessins à la plume au Salon de 1848 mais comme son contemporain Manet, il est rejeté par la critique. En atteste son iconographie des saltimbanques, qui témoigne de son sentiment d’exclusion par les cercles de la peinture académique.

En revanche, ses illustrations littéraires (La Fontaine, Perrault, Cervantès, Rabelais, Balzac) et religieuses font fureur. En 1861, son illustration de L’Enfer de Dante le porte sur le devant de la scène artistique. Cinq ans plus tard, il acquiert une renommée internationale avec son illustration de la Sainte Bible.

Doré ouvre une galerie à Londres (New Bond Street) en 1867, où il expose des oeuvres religieuses spectaculaires tel Le Christ quittant le prétoire. Il s’attèle aux héros de la littérature anglo-saxonne et illustre Shakespeare, Milton, Poe, Tennyson.

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En 1877, Doré se tourne vers la sculpture (La Parque et l’Amour). Il réalise des oeuvres allégoriques ambitieuses et des bronzes à dimensions plus réduites, dont la disparité d’inspiration déroute ses contemporains. Le peu de reconnaissance de l’époque explique sûrement la non-connaissance de ses oeuvres de fin de vie.

Bizarrement scindée en deux espaces distincts (niveau 0 et niveau 5 du musée), l’exposition présente néanmoins des oeuvres phares. Ses oeuvres religieuses étonnent par la complexité de leur composition, la densité des foules et l’évanescence des anges (L’Ange de Tobie). Quant à ses paysages de Savoie, d’Ecosse et de Suisse, ils sont à couper le souffle. La lumière suivant l’orage appelle une certaine religiosité face au spectacle de la nature. Enfin, on ne serait reconnaître la dette de Walt Disney envers Doré (Shrek est directement inspiré de ses illustrations du Chat Botté) et l’artiste est même considéré comme l’un des pères de la bande-dessinée…

 

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