Richesse du patrimoine amazigh

Femmes berbères du Maroc

Jusqu’au 20 juillet 2014

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Fondation Pierre Bergé – YSL, 5 avenue Marceau, Paris XVI

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La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent rend hommage aux femmes berbères du Maroc, sans qui le patrimoine amazigh (berbère) serait à jamais perdu.

De fait, la langue berbère mais aussi certains savoirs-faire, tels le tissage ou la porterie dans le Nord du Royaume, sont transmis de mères en filles.

Les Imazighen (au singulier Amazigh), ou Berbères, sont les habitants les plus anciens de l’Afrique du Nord. Ils occupent, depuis des millénaires, un vaste territoire qui s’étend depuis les côtes atlantiques du Maroc jusqu’aux confins du Maghreb oriental et de l’Égypte.

Les Berbères ont une culture propre qui a su traverser les siècles. Mais c’est seulement dans son discours du 9 mars 2011 que Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, évoque “la pluralité de l’identité marocaine unie et riche de la diversité de ses affluents, et au cœur de laquelle figure l’amazighité (ou “berbérité”), patrimoine commun de tous les Marocains”.

L’exposition présente de magnifiques objets, issus principalement du musée berbère du jardin Majorelle à Marrakech.

Un musée dont la collection a été rassemblée par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, amoureux du Maroc depuis leur premier voyage en 1966.

Ils achètent ce jardin en 1980 pour le sauver de la destruction. Le couple le fait restaurer ainsi que l’atelier de peinture de Jacques Majorelle, érigé au sein du jardin. Ils le transforment en musée d’art islamique au milieu des années 1980. Après le décès d’YSL (2008), il devient un musée de civilisation.

Parmi les oeuvres d’art exposées figurent parures de têtes, bijoux, costumes, ceintures, capes, châles, plats de services. Argent, argile, corail, coquillages, perles de verre, laine sont les principaux matériaux utilisés. Les motifs géométriques dominent à l’exception d’un exceptionnel dessin abstrait composé sur un châle, aux couleurs teintées naturellement grâce aux écorces de noix (noir), caroubier (rouge), fleurs de montagne (jaune).

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Les couleurs sont chatoyantes – les femmes exposent leurs richesses, leur statut, en portant de lourdes parures.  Chaque groupe berbère perpétue un système très codifié. Et lors des rassemblements comme les mariages (moussems), c’est tout une multitude de silhouettes bigarrées qui s’offre au regard.

Une exposition pour les femmes, assurément!

A noter : A la sortie de l’exposition, dans la petite salle d’apparat, sont présentés quelques portraits de femmes berbères réalisés par Titouan Lamazou, qui apporte une contribution majeure au catalogue de l’exposition.

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