Les fêtes galantes

De Watteau à Fragonard

Jusqu’au 21 juillet 2014

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Musée Jacquemart-André, 158 boulevard Haussmann, Paris VIII

 

Le musée Jacquemart-André s’intéresse aux fêtes galantes, genre pictural du début du XVIIIe siècle jusqu’à la Régence (1715-1723), qui évolue autour de la figure emblématique d’Antoine Watteau (1684-1721).

Dans un décor champêtre à la végétation luxuriante, Watteau met en scène le sentiment amoureux. Danseurs, belles dames, bergers s’adonnent aux divertissements et confidences. Le maître s’inspire des pastorales – images d’une vie insouciante dans les campagnes – développées par les artistes vénitiens et flamands aux XVIe et XVIIe siècles.

A la suite de Watteau, Nicolas Lancret (1690-1743 / Les plaisirs du bain), Jean-François de Troy (1679-1752 / Rendez-vous à la fontaine ou l’Alarme) et Jean-Baptiste Pater (1695-1736) s’approprient les codes de la fête galante et les font évoluer.

Ainsi de Pater, seul élève connu de Watteau, qui explore le potentiel érotique de ces scènes de plein air en y introduisant des baigneuses (Baigneuses à une fontaine dans un paysage).

Certains, tel Pierre-Antoine Quillard (vers 1704-1733), poussent l’imitation jusqu’au pastiche (L’Ile de Cythère).

Ils ancrent ces scènes imaginaires dans la réalité en y reproduisant des lieux et détails reconnaissables par leurs contemporains. Plus tard, François Boucher (1703-1770) et Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) apportent à leurs oeuvres une note d’élégance, un raffinement propre au rococo. Style qui s’épanouit jusqu’aux Lumières maniant avec brio lignes courbes et couleurs claires.

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Le musée bénéficie du prêt exceptionnel de La Fête à Saint-Cloud (vers 1775/80) de Fragonard, qui n’a que rarement quitté le salon Fragonard, mitoyen du bureau qu’occupent les Gouverneurs de la Banque de France.

Aux couleurs nostalgiques de Watteau, qui a été le premier artiste à disposer un catalogue raisonné, s’opposent l’intensité des couleurs de Lancret. L’aspect champêtre s’accompagne de l’introduction d’éléments de mode, comme la fascination qu’exerce l’Orient (Musicien chinois et Femme chinoise de Watteau ou La Pêche chinoise de Boucher ), tirant vers l’invraisemblable. Ce qui confère à ces oeuvres un aspect poétique et léger à souhait.

 

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