Les fétiches du royaume Kongo

Fétiche à charge magique ventrale. Art Sundi, 19e siècle ou antérieur (c) Hughes DuboisKongo – Art magique

Jusqu’au 25 juillet 2009

Galerie Yann Ferrandin, 5, rue de Visconti 75006

Découvert au XVe siècle par l’Occident, le royaume Kongo (Afrique sub-saharienne) développe un art d’une finesse éblouissante. La galerie Yann Ferrandin, nouvellement installée dans le 6e arrondissement de Paris, expose une quarantaine de pièces exceptionnelles. Elles proviennent des différentes ethnies Kongo: Vili, Yombé, Lari, Bembé, Téké… Ces micro-sociétés ont pour point commun une organisation dominée par les sorciers et les sculpteurs, chargés de faire respecter le culte des ancêtres.

Fétiche à fonction magico-religieuse. Art Téké, 19e siècle ou antérieur. Bois dur à patine d'usage brune laquée (c) Hughes DuboisLes sculptures fétiches créent du lien entre les forces visibles et invisibles qui permettent de faire régner l’harmonie au sein du royaume Kongo. Ils sont voués aux cultes (maternité, initiaton, fertilité, sorcellerie) et aux ancêtres. Ils sont dotés d’une valeur magico-religieuse.
Phemba ou Mère à l'enfant. Art classique Yombé, 19e siècle (c) Hughes DuboisL’art des multiples ethnies Kongo relève de cette base commune sacrée. Il se différencie néanmoins par une ligne stylistique particulière à chacune d’entre elles. Ainsi, les Vili s’attachent à marquer leurs figurines d’une grande expressivité. Les fétiches Yombé se distinguent par leur forme féminine et gracieuse alors que ceux des Bwendé portent des traits du visage féroces et un corps puissant.

Publicité

Maternité. Art Sundi, 18e-19e siècle. Ancienne collection Stanoff. Exposée dans plusieurs musées dont New York et Los Angeles (c) Huges DuboisLes pièces de l’exposition ont été rassemblées par Yann Ferrandin après quinze ans de recherches à travers le monde. Leur modelé est d’un raffinement époustouflant. Bien que déplacées de leur contexte, certaines semblent toujours animées d’un véritable pouvoir magique! Autre atout: le catalogue de l’exposition est visible en ligne avec des photographies d’Hughes Dubois qui mettent en valeur la puissance de ces sculptures.

Pour marque-pages : Permaliens.

Une réponse à Les fétiches du royaume Kongo

  1. Thuadi dit :

    Je suis très fier de relire l’histoire de mon ethnie yombé!
    Thuadi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *