Les lames d’Ashura

Scénario et dessins : Baptiste Pagani

Ed. Ankama, 168p., 19,90€

Cette BD pour adultes met en scène des femmes pirates dans un pays imaginaire aux confins de l’Asie. Les dessins s’inspirent des mangas japonais mais dans des tonalités douces, d’aquarelle. L’ensemble forme un récit épique à couper le souffle.

Dans les steppes d’Asie, des pirates femmes aux corps d’hommes – voire d’haltérophilistes ! – vivent de leurs raids contre les trains qui traversent la contrée de Kalandra. Ashura est une “mère” pour son équipe féminine qui comprend un seul homme : son propre fils. Lui-même est plus “fille” que les guerrières, passionnés qu’il est de danse.

Ashura prépare sa retraite avec un dernier coup, avant de céder sa place à ses lieutenants Ikari et Shota. Mais lors de l’attaque du convoi transportant l’immense statue en or et pierres précieuses de la déesse Duraga, un retournement de dernière minute fait dérailler le plan d’attaque d’Ashura. Le clan se divise entre la spirituelle Shota et la fougueuse Ikari qui jure vengeance. Osman, lui, ne rêve que de s’émanciper et de vivre sa passion pour la danse – jusqu’à la mort.

L’histoire que je trouve un peu violente est compensée par un récit palpitant qui pourrait être une vision de notre monde au troisième millénaire, sans foi, focalisé sur les divertissements et les voyages de masse. Les dessins m’ont particulièrement subjugués par leur fluidité et les nuances de leurs tonalités chaudes.

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