Quand l’Europe découvrait le monde

L’âge d’or des cartes marines

Jusqu’au 27 janvier 2013

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BnF Mitterand, entrée est, Paris XIII

Quelle vision du monde avaient les Européens au XVe siècle? L’exposition de la Bibliothèque nationale de France (BnF Mitterand) nous fait découvrir à travers une splendide sélection de cartes marines l’épopée des Grandes Découvertes et la mythologie qui en a découlé. Véritables chefs-d’oeuvres illustrés, les portulans nous entraînent dans un véritable voyage au long cours…

De l’italien portolano (livre d’instructions nautiques), les cartes portulans, dessinées à la main sur du parchemin, apparaissent en Méditerranée à partir du XIIe siècle et sont utilisées jusqu’au XVIIe siècle.

Elles sont élaborées à partir d’un réseau de lignes en étoiles (“lignes de rhumbs”) qui indiquent les directions de la boussole. Les toponymes des rivages sont inscrits perpendiculairement au trait des côtes, tout autour de la carte. Les ports les plus importants sont signalés en rouge, les mouillages secondaires, en noir. Des échelles graduées permettent d’évaluer les distances. S’y ajoute ensuite une iconographie plus ou moins riche : symbole des villes et de leur religion (la croix chrétienne rivalise avec le croissant islamique), rose des vents, personnages, animaux, flore, etc.

Mais, ces cartes précieuses, réhaussées d’or, collectionnées par les puissants, étaient bien trop belles et de taille trop imposante pour naviguer en mer! Elles ornaient les bibliothèques de leurs mécènes et faisaient l’objet des conversations savantes dès la fin du Moyen-Age.

Car, au-delà de leur fonction technique – aider les navigateurs à s’orienter en mer aux côtés d’instruments de navigation (boussoles, astrolabe nautique, arbalestrille) -, elles témoignent de la quête de la meilleure route possible pour atteindre les richesses d’un Orient fantasmé!

A partir du XVIIe siècle, l’intérêt scientifique pour les nouveaux mondes fait place à la convoitise commerciale. Il n’est plus tant question de représenter les capitales politiques et religieuses ou les villes antiques que de noter les emplacements des centres commerciaux.

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Après les Espagnols et les Portugais (premier tour du monde par Magellan en 1522 , passage du cap de Bonne Espérance par Bartolomeo Diaz en 1488), ce sont les Pays-Bas, la France et l’Angleterre qui se lancent dans la course au contrôle des routes maritimes, en s’établissant en Inde.

L’exposition présente ainsi les diverses problématiques autour de la représentation du monde par les Européens au temps des Grandes Découvertes. La scénographie nous plonge dans un véritable voyage maritime avec, en guise d’introduction, une bande-son originale : bruit du bois qui flotte et craque sur l’eau, avant d’entendre des pieds dans l’eau et l’arrivée sur terre.

La partie centrale de l’exposition permet de suivre, au rythme des explorations, comment le vide des planisphères se remplit progressivement. Si les cartes sont difficiles à comprendre pour un oeil contemporain du fait de leur abondante iconographie, mais surtout de l’emplacement erroné de certains territoires – le savant géographe d’Alexandrie Ptolémée (IIe siècle) imaginait l’Océan Indien fermé -, leur préciosité est indéniable.

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