Les archives du rêve

Dessins du musée d’Orsay : carte blanche à Werner Spies

Jusqu’au 30 juin 2014

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Musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, Paris I

 

La collection de dessins du musée d’Orsay est évaluée à 80.000 pièces. La majorité des oeuvres est conservée, telles des archives, au cabinet des dessins du musée du Louvre. Werner Spies (historien d’art, ancien directeur du musée national d’art moderne) est invitée par le musée de l’Orangerie à en extraire les feuilles centrées sur le thème de l’intériorité.

Le parcours propose un cheminement à travers la forêt de dessins de la collection du musée d’Orsay. Ils sont réunis dans l’exposition par affinité formelle et iconographique, selon une dizaine de thématique.

Parallèlement, des espaces monographiques sont consacrés aux grands dessinateurs de la seconde moitié du XIXe siècle, dont le musée d’Orsay possède des fonds importants. Tels Degas, Seurat, Moreau, Millet, Daumier, Redon et Cézanne.

De l’autoportrait de Baudelaire, “cette noirceur qui fait de la lumière” (Victor Hugo), aux nus de Degas, dont la modernité s’oppose à un académisme décrié par Zola (“On appelle ces dames ‘Vénus’ ou ‘La Mélancolie’, voire ‘L’Odalisque”, et le tour est joué”, écrit Zola, qui dénonce cette tendance à réduire les femmes à des “poupées de carton recouvertes de peau rose”), les 155 dessins choisis permettent d’entrer au coeur de la création.

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Qu’ils soient esquisses ou feuilles trouvant leur achèvement en elles-mêmes, les dessins sont à l’origine des autres arts qu’il réunit. C’est “le terrain idéal des libertés plastiques, des expérimentations graphiques. Le journal intime de l’artiste, où se côtoient autoportraits, notations du quotidien et de fragments du monde, visions fantastiques et oniriques”, commente Werner Spies.

“Je ne pourrai plus sortir de cette forêt” écrit Maeterlinck dans Pelléas et Mélisande. C’est cette idée qui a guidé Werner Spies pour aborder la foisonnante collection de dessins du musée d’Orsay. Et c’est l’impression que l’exposition m’a laissée! La diversité des thématiques présentées fait passer au second plan le fil conducteur de l’intériorité. Less is more, also better!

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