Ors d’Asie

113 ors d’Asie

Jusqu’au 18 septembre 2017

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Pour acheter le catalogue de l’exposition : 

Musée national des arts asiatiques – Guimet, 6 place d’Iéna, Paris 16e

Après le jade, le musée Guimet (MNAAG) s’intéresse à la place centrale de l’or sur l’ensemble du continent asiatique. 113 pièces provenant uniquement des collections du musée, dont certaines sortent des réserves ou ont été restaurées pour l’occasion, illustrent la symbolique de ce matériau lumineux.

En préambule à l’exposition, le visiteur est accueilli par l’empreinte recouverte d’or d’un pied géant sacré (buddhapada), qui complète les membres du Bouddha déployés dans les étages du musée, selon une idée de Prune Nourry.

Dès l’Antiquité, Hérodote évoque une race de fourmis géantes creusant les montagnes au nord de l’Inde pour y chercher de l’or. Marco Polo rêve d’accoster le mythique Cipango, Japon qu’il n’atteint pas, mais qui fait fantasmer les Européens de la Renaissance, l’associant au pays de l’or.

La réalité sur le terrain est contrastée : l’or abonde aux frontières de l’Asie, au nord dans le grand Altaï (Sibérie, Mandchourie) et plus encore à l’ouest dans la chaîne de l’Oural. Mais de nombreuses zones dans ce vaste espace asiatique en sont dépourvues. L’or est fortement présent en Inde et en Asie du Sud-Est (du Vietnam à l’Insulinde), dans une moindre part au Tibet et au Japon, qui fournit de la poudre d’or pour la décoration des laques et paravents, très prisés en Chine et en Europe.

L’or occupe une place majeure dans la philosophie bouddhique, plus relativement dans l’hindouisme et le jainisme. Bouddha, être « Eveillé » qui a atteint l’Illumination (bodhi), éclaire le monde, déchirant le voile de l’ignorance. La luminosité de l’or incarne la parfaite carnation du Bouddha. Les habits rapiécés de ses compagnons de route sont recyclés en patchworks à bande d’or.

Dans les textes, l’or souligne le caractère sacré des trois manifestations symboliques du Bouddha : le corps, représenté par les images, l’esprit, incarné par le stupa, la parole véhiculée par les livres. En Chine, les ouvrages publiés pour ou par l’empereur sont recouverts de brocarts à fil d’or.

En Chine au 13e siècle, l’or sert à décorer des supports en céramique, selon des techniques issues du monde islamique. Cinq siècle plus tard, le matériaux doré est introduit dans les peintures.

L’or est encore utilisé dans les parures funéraires car considéré comme un vecteur d’éternité. A défaut d’or, le bronze ou le bois doré lui est substitué.

Enfin, la monnaie dorée exprime la puissance des souverains. En particulier en Inde, tandis qu’au Vietnam, au Japon et en Corée, le monnayage en or reste une exception.

J’aime l’or blanc et très peu le jaune donc mon jugement est quelque peu altéré concernant cette exposition ! Mais quelques pièces sont véritablement impressionnantes, en particulier le Sutra du Lotus de la Bonne Loi (Chine, 12e siècle), le paravent Nanban Byobu représentant l’arrivée de navigateurs occidentaux au Japon (fin du 16e siècle). Et les majestueuses statues Vishnu (Népal, 16e siècle), Quan Thê Am à mille bras (Vietnam, fin du 18e siècle), ainsi que le Bouddha Maravijaya (Thaïlande, première moitié du 19e siècle).

 

 

 

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