Entre Rubens et Van Dyck : Jordaens

Jordaens, la gloire d’Anvers

Jusqu’au 19 janvier 2014

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Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris VIII

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Alors qu’Anvers perd son statut de capitale économique au XVIIe siècle, Jacques Jordaens (1593-1678) maintient son prestige artistique grâce à ses tableaux d’autel et ses compositions mythologiques diffusés dans l’Europe entière. Le Petit Palais lui rend un vibrant hommage.

Même les réfractaires à la peinture ancienne ne pourront être sensibles à cette exposition placée sous le signe de l’abondance et de la splendeur des coloris.

Contrairement à son compatriote et mentor Rubens (1577-1640), Jordaens n’est jamais venu à Paris. Il n’a d’ailleurs presque jamais quitté sa ville natale, qui est évoquée dans la première partie de l’exposition. Anvers était au XVIe siècle une place commerciale et financière de premier plan grâce au commerce maritime en provenance du monde entier. Mais les guerres de religion et la sécession des Provinces-Unies du Nord protestantes entraînent son déclin. Si la ville, bastion catholique, perd alors une grande partie de sa population active, elle reste un grand chantier artistique grâce à l’impulsion d’Isabelle, fille de Philippe II d’Espagne, et Albert d’Autriche, gouverneurs des Pays-Bas méridionaux.

L’oeuvre de Jordaens est évoquée à travers ses peintures à l’huile de grand format : portraits, oeuvres religieuses – commandes pour l’Eglise catholique qui tente de redorer le blason de la ville (Adam et Eve)-, décors pour l’organisation de festivités urbaines (Le roi boit!), ornement de demeures princières (Le Temps fauchant la Calomnie et le Vice et la Mort étranglant la Jalousie ; Triomphe), bâtiment administratif (Hôtel de Ville d’Amsterdam). Ses cartons pour les manufactures de tapisseries de Bruxelles sont présentés de manière impressionnante dans l’avant dernière salle de l’exposition.

Cette dernière se clôt sur la reconstitution d’un cabinet de curiosités – espace pédagogique aussi intéressant pour les enfants que pour les adultes! Vue, toucher et odorat sont sollicités pour recréer les « chambres des merveilles » très en vogue au XVIIe siècle.

La scénographie met particulièrement en lumière l’oeuvre de Jordaens, à qui aucune rétrospective n’avait encore été jamais consacrée (à Paris ou en France). Une première à ne pas manquer!

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