Culture romantique dans le Paris du XIXe siècle

Théâtres romantiques à Paris – Collections du musée Carnavalet

Jusqu’au 15 juillet 2012

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Musée de la Vie romantique, 16 rue Chaptal, Paris 9e

 

Dès la première moitié du XIXe siècle, les Parisiens peuvent assister, chaque soir, aux grands et petits spectacles: opéras, ballets, tragédies, mais aussi vaudevilles et spectacles de mime. Le musée Carnavalet expose au musée de la Vie romantique son fonds de maquettes de décors théâtraux, projets de costumes et portraits d’acteurs qui ont su conférer à Paris sa renommée artistique.

 

L’exposition présente près de cent vingt oeuvres (peintures, dessins, sculptures, estampes, bijoux, costumes…) éclairant la variété des artistes qui animent l’activité culturelle de la capitale française dès les années 1820.

Partagée en trois sections – grands et petits théâtres, naissance du ballet romantique, décor de théâtre à l’époque romantique -, l’exposition montre comment diverses personnalités du monde du spectacle ont popularisé des oeuvres d’auteurs littéraires.

Les opéras de Donizetti ou de Verdi ont contribué à la renommée des drames de Victor Hugo dont ils étaient tirés.

L’interprétation de Mademoiselle Rachel a permis la diffusion des classiques de Corneille et Racine. Son apparition dans le rôle de Camille d’Horace ressuscite la tragédie grecque en 1838: “L’entrée de la débutante surprit tout d’abord ; ce n’était pas cette démarche plus empesée que noble, et adoptée par la tradition ; ce n’était pas cette diction musicalement notée ; ce n’était plus ces vers scandés par tranches, ces repos coupés symétriquement à la rime… Le public se trouva dérouté tout à coup […] On se regardait… ; chacun interrogeait du regard son voisin étonné ; personne n’osait parler, ni interrompre par des applaudissements; on regardait de tous les yeux, on écoutait de toutes les oreilles ; c’est que chez elle rien ne devait être perdu, car tout avait son langage : le regard, la bouche, les bras, les pieds, le balancement de la tête avaient chacun son expression que l’on voulait recueillir.”

Marie Taglioni met à l’honneur une représentation de Robert le Diable, premier ouvrage français de Giacomo Meyerbeer et l’un des plus grands succès de l’histoire du théâtre parisien. De même que le décorateur Charles Cicéri (1782-1868), dont la mise en scène du troisième acte de la pièce – les galeries du cloître de Sainte-Rosalie sous un clair de lune mystérieux (permis par le nouvel éclairage au gaz), peu à peu envahies par les nonnes sortant de leurs tombeaux et menées par M. Taglioni – est un paradigme du décor romantique.

Philippe Chaperon et Auguste Rubé prendront la relève de ces décorateurs qui assureront la renommée des théâtres parisiens dans les années 1850.

Le ballet romantique est mis à l’honneur avec Fanny Elssler, qui, s’accompagnant de castagnettes, danse une cachucha – danse espagnole vive et libre. Elle est applaudie avec frénésie et signe l’irruption des “danses de caractère” dans le ballet.

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Face à ces deux femmes, Taglioni et Elssler, le danseur en est réduit au simple faire-valoir. Exit Vestris, “dieu de la danse” qui déplaçait les foules. En 1845, le fameux “pas de quatre”, est dansé à Londres, sans aucun partenaire masculin…

Une exposition pleine de caractère, qui fait la part belle aux femmes.

NB: Les citations sont extraites du catalogue de l’exposition.

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