La Renaissance et le Rêve

Bosch, Véronèse, Le Greco…

Jusqu’au 26 janvier 2014

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Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris VI

 

Comment représenter le rêve? Telle est la tâche à laquelle se sont attelés les artistes de la Renaissance, période synonyme de rêve de vie nouvelle et de renouveau des pratiques artistiques. Avec la noire période de chasse aux sorcières que connaît l’Europe du XVe au XVIIe siècle est restée l’idée que le sommeil et les songes nous permettent de communiquer avec l’Au-delà. Illustration au musée du Luxembourg.

 

En rêvant, l’homme entre-t-il en contact avec son créateur divin? Ou au contraire, est-il livré aux démons? Ces questions alimentent autant les débats médicaux et théologiques de la Renaissance que les problématiques artistiques. Peintres et graveurs relient images de l’art et images oniriques. Le rêve devient métaphore de l’art.

Hormis Dürer, les artistes de la Renaissance ne peignent pas leurs propres rêves. Ils représentent des récits de rêve tirés de la mythologie, de l’histoire sainte (Jacopo Ligozzi), de la vie des saints (Garofalo, Véronèse) ou des visions cauchemardesques (Jan Brueghel, Jérôme Bosch). Certains juxtaposent en une même toile le rêveur et le rêve (Giotto), d’autres imaginent des médiations (Le Gréco).

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Pour pallier à la difficulté de représenter la non-apparence et l’apparition, les artistes recourent aux symboles. Masques, synonymes d’illusion comme le montrent les oeuvres de la première salle s’inspirant de la sculpture de Michel-Ange, représentée au-dessus du seuil d’entrée (localisation peu évidente, la plupart des visiteurs la loupe). Chouette et diadème assortie d’une lune et d’un croissant pour signifier la nuit. Nuages pour évoquer le song. Belle endormie dont l’âme est en “vacances”.

L’exposition rassemble en un petit lieu de formidables oeuvres de la Renaissance (Allégorie de la Nuit de Michele di Ridolfo del Ghirlandaio, Le Rêve de Raphaël de Jan Ier Brueghel, Vénus endormie et Cupidon de Pâris Bordone, Le Songe de sainte Catherine d’Alexandrie de Ludovico Carracci, Amour et Psyché de Jacopo Zucchi, etc.). Pour un thème aussi mystérieux et propice au songe, une visite nocturne s’impose!

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