Explorer la notion de chef-d’oeuvre

La photographie en 100 chefs-d’oeuvre

Jusqu’au 17 février 2013

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BnF F. Mitterand (entrée est), Paris XIIIe

 

Une oeuvre par photographe mais tous les genres sont représentés. Seuls points communs du corpus présenté par la BnF dans “La photographie en 100 chefs-d’oeuvre” : l’esthétique et la qualité du tirage. De 1839 à 1986, la sélection est rigoureuse. Et atteste de la richesse des collections photographiques de la BnF.

 

“Les chefs-d’œuvre sont des objets bienfaisants qui prennent sur eux, pour l’essentiel, la charge d’activer la relation esthétique et qui, de surcroît, nous persuadent qu’il leur est tout naturel de nous rendre ce service” (Jean Galard,  “Une question capitale pour l’esthétique” dans Qu’est-ce qu’un chef-d’œuvre ?, Gallimard, 2000).

“Le propos de l’exposition n’est pas de présenter le florilège des cent plus belles photographies conservées à la Bibliothèque nationale de France”, préviennent les commissaires de l’exposition, Sylvie Aubenas (Directeur du département des Estampes et de la photographie, BnF) et Marc Pagneux (expert et collectionneur). “Ce serait irréaliste et singulièrement réducteur si l’on songe que c’est par millions qu’elles se comptent dans ses collections. L’ambition ne consiste pas non plus à proposer une histoire de la photographie en cent images”. Mais d’offrir un regard sur la variété des collections photographiques de la BnF.

Portraits, paysages, nus, reportages, publicité, photographie scientifique, tous les genres sont représentés à travers le regard de grands noms : Eugène Atget, Félix Nadar, Frantisek Drtikol, Diane Arbus, Raoul Hausmann, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Franco Fontana, William Eggleston, Claude Levi-Strauss, Brassaï, Julia Margaret Cameron, André Kertesz, Bill Brandt, Gustave Le Gray, Gilles Caron…
Des photographies anonymes ou d’autres réalisées par des écrivains tels Emile Zola ou Jacques Prévert, font également partie de la sélection.

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En filigrane se profile l’histoire de la constitution du fonds photographique de la BnF. Le mode d’entrée des photographies dans les collections de la Bibliothèque participe de l’histoire de chaque image : don de l’auteur ou de sa famille, dation, acquisition parfois très précoce telle la photographie mythique de Mai 68 de Gilles Caron acquise en grand tirage dès septembre de la même année.

Dans une scénographie conçue comme un collier de perle, proposant des enchaînements et des associations visuelles, qui permettent à oeuvre de se rehausser mutuellement, le visiteur déambule librement, de la feuille de vigne de Talbot (1839) à un autoportrait d’Emile Zola, allongé dans l’herbe avec son chien. Une exposition réussie, qui vous récompense d’avoir bravé la foudre de Zeus sur votre p’tit vélo bleu!

 

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