Journée Internationale de la Diversité Culturelle: 21 mai 2008

Kang Gang soo wollae, ronde de femmes coréennes au Jardin des Tuileries (c) Florence BatarièreParis la Métisse
Catalogue de l’exposition disponible dans notre boutique

Du 13 au 28 mai 2008

UNESCO, 7, place de Fontenoy 75007, 01 45 68 10 00

Après l’Hôtel de Ville, l’exposition itinérante Paris la Métisse – des photographies du jeune couple Florence Batarière et Morgan Haël Jypsian – est accueillie au siège de l’UNECO à Paris. Un cadre on ne peut plus idéal pour concorder avec les valeurs humanistes de tolérance et d’échanges culturels promues par ces photographies. Et servir de point d’honneur à la Journée Internationale pour la Diversité Culturelle (21/05/08).


Florence Batarière (29 ans) et Morgan Haël Jypsian (32 ans) ont sillonné et photographié bien des pays. A vélo, ils sont partis de Quimper pour arriver à Casablanca (Maroc) – 3.000 km (1999). Un voyage qui fait suite à l’attaque à coups de couteau de Morgan sur un quai de gare alors qu’il tente de défendre un homme aggressé. Plutôt que de s’envenimer contre son agresseur – un jeune homme d’origine marocaine, apparemment désespéré -, Morgan décide de se rendre au Maroc pour découvrir la culture de ce pays. Et comprendre in fine comment un jeune homme peut en arriver à un tel point de désespoir.

Un air d'Orient (c) Morgan Haël JypsianCette aventure humaine, qui fait preuve d’une véritable ouverture d’esprit et d’un courage exemplaire, a scellé le destin des deux artistes en devenir. Si Florence est déjà acquis à la cause de la photographie, c’est à travers ce voyage que Morgan, lui, découvre ce médium artistique.

Ensemble, Florence et Morgan renouvellent l’expérience et réalisent un reportage sur l’Europe “Temps d’Aime en Europe”, qui leur fait pédaler 10.000 km pendant six mois (2001). En 2006, leur “rêve européen” se poursuit à l’est de l’Union européenne avec l’entrée des pays d’Europe de l’Est.

Réalisation d'un mandala tibétain (c) Florence BatarièreEntre-temps (2004), le jeune couple entreprend un projet photographique sur la diversité culturelle au sein même de Paris. Avec Paris la Métisse, ils nous font découvrir une ville cosmopolite, dans tous ses quartiers. Du temple tibétain de Vincennes à Chinatown (XIIIe) en passant par la Grande Mosquée du Vè, le pont franco-russe Alexandre III, et les fêtes hindouistes du XIe.

Quatre axes servent de fil conducteur à ce reportage qui ne se veut pas journalistique – il ne s’agit pas d’un recensement de toutes les communautés résidant à Paris -, mais poétique: l’architecture et les monuments, les événements et festivals, les scènes de vie quotidienne et les portraits.

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Au détour du XVIe (c) Florence BatarièreCent-quatre photographies noir et blanc, complétées d’un diaporama rendent compte du métissage qui compose la population parisienne. “[…] C’est ainsi que Paris a appris à devenir une ville métisse, c’est à dire la ville-avenir, car il n’y a pas d’avenir pour le genre humain en dehors du métissage: métissage ‘racial’, métissage culturel, métissage culinaire, mélange des peuples, croisement des intelligences et des talents du monde, dialogue entre les hommes…”, préface l’un des parrains de l’exposition, Kofi Yamgnane (ancien Ministre de l’Intégration, ancien Député du Finistère, Vice-Président du Conseil Général du Finistère).

Une exposition qui touche car elle fait ressortir le meilleur de l’homme, sa volonté de rencontrer l’autre, d’être curieux et non peureux, face aux différences culturelles. Qu’il ait ou non des racines étrangères, le public sent une corde sensible vibrer face aux photographies. Que les visiteurs prennent le temps de s’assoir pour écouter les sons musicaux diffusés. Et se regarder l’un l’autre, au fond des yeux, dans un climat fraternel.

Pour marque-pages : Permaliens.

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