Il était une fois…

… L’Orient Express

Jusqu’au 31 août 2014

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

 

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Institut du monde arabe, 1 rue des Fossés-saint-Bernard, Paris V

 

Tripoli, Alep, Le Caire… Que de destinations exaltantes ! Le célèbre train L’Orient Express est exposé sur le parvis devant l’Institut du monde arabe. Embarquez dans un train de légende!

La locomotive à vapeur est posée sur une estrade. Elle nous domine et subjugue par son bruit d’antan, ses belles formes rondes, sa couleur vert sapin, ses fines lignes rouges.

C’est elle qui a joué dans le célèbre film Le crime de l’Orient Express (1974) du Britannique Sydney Lumet, inspiré du roman d’Agatha Christie.

Il faut faire – une (très) longue queue, armez-vous de patience – pour entrer dans la voiture-salon Pullman Flèche d’Or, décorée par René Lalique. Le célèbre maître joaillier et verrier a réalisé les panneaux de pâte de verre aux motifs de naïades, incrustés dans des parois lambrissées en acajou de Cuba.
Les plafonds sont en cuir repoussé de Cordoue, les tapisseries issues des manufactures des Gobelins, les rideaux en velours de Gênes. Tout un art du voyage “à la française”.

Ce salon a roulé sur le tronçon Paris-Menton, Paris-Bordeaux-Lisbonne-Madrid jusqu’en 1971. Il a été restauré en 1987 par les ateliers de la Compagnie des Wagons-Lits (rachetée par le groupe Accord en 1991).

Vous avancez à allure tortue – tout le monde s’arrête pour prendre des photos – pour rejoindre la voiture-bar Pullman Train Bleu, également décoré par René Lalique (parois lambrissées en platane avec incrustation de bouquets de fleurs en pâte de verre). Et une voiture-lit type Ytb., comprenant deux lits, un lavabo et des toilettes aussi rudimentaires que celles de nos trains contemporains!

Tout est mis en place pour que les visiteurs revivent l’ambiance de ce train mythique. Chapeaux, gants, bijoux, cigarette (qui fume!), tasses de thé en porcelaine, champagne servi dans des flûtes en cristal, visage des personnalités ayant voyagé dans le train, de Lawrence d’Arabie à Mata Hari, en passant par Marlene Dietrich et Joseph Kessel.

Le reste de l’exposition se poursuit au sein de l’IMA (niveau -1 et -2), présentant des oeuvres dans des vitrines aux formes de malles géantes. On y découvre l’histoire du train, imaginé par l’homme d’affaires belge Georges Nagelmackers, qui voulait traverser les frontières et les continents. “Le Bosphore est devenu une banlieue de la Seine”, écrit Edmond About dans Le Figaro, à son retour du voyage inaugural en 1883.

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Il voulait offrir à ses contemporains la possibilité de concrétiser leur rêve d’un Orient connu seulement à l’époque à travers les illustrations et les témoignages rapportés par quelques rares explorateurs et diplomates.

Si les toiles présentées dans l’exposition reflètent cet engouement pour un orientalisme fantasmé (Vue de Constantinople de F. Ziem, La Baigneuse de J.-A. Dominique Ingres), mieux vaut commencer par le musée afin de garder l’expérience et l’enchantement de la montée dans le train pour la fin. Seul regret : que la vue des fenêtres donne sur Jussieu et non sur un panorama plus orientaliste!

A noter : la reconstitution d’une scène de crime dans un des wagons peut choquer les enfants (et les adultes qui tournent de l’oeil à la vue du sang…).

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