Le trait en liberté

Dessins de François-André Vincent (1746-1816)

Jusqu’au 29 juin 2014

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Musée Cognac-Jay, 8 rue Elzévir, Paris III

 

Le musée Cognac-Jay présente pour la première fois une exposition sur les dessins de François-André Vincent (1746-1816). Artiste méconnu aujourd’hui, éclipsé par J.-H. Fragonard et J.-L. David, Vincent a pourtant marqué le paysage artistique français entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Du monde des Lumières à l’ère néoclassique.

Cette exposition intervient dans le cadre d’une grande rétrospective consacrée à l’artiste au musée des Beaux-Arts de Tours (octobre 2013-janvier 2014) et au musée Fabre à Montpellier (février-mai 2014).

Le musée Cognac-Jay apporte un éclairage sur l’art graphique de François-André Vincent, autour d’une cinquantaine de feuilles issues des collections publiques (BnF, ENSBA, musée du Louvre, musée Carnavalet, musée du Petit Palais) et privées de la région parisienne.

L’exposition se décompose en trois parties. La formation en Italie (1771-1775), où l’artiste exécute des copies d’après l’antique. Il s’intéresse parallèlement à la vie moderne à Rome et dans la campagne autour de Naples (Paysage de Tivoli avec deux figures).

La seconde partie présente des caricatures des pensionnaires de l’Académie de France à Rome et des personnalités intellectuelles. Daumier avant l’heure, Vincent réalise des portraits-charges de ses amis peintres et sculpteurs (Jombert, Barthélemy, Moitte, Milot) et des intellectuels (architectes Paris et Rousseau).

La dernière section expose la maturité du maître. C’est la période des commandes royales (Bonaparte lui demande La Bataille des Pyramides), des compositions ambitieuses pour illustrer des sujets d’histoire antique (L’Enlèvement d’Orythie ) ou moderne (Henri IV et Sully blessé).

À chaque sujet correspond un style, ce qui fait dire au commissaire de l’exposition, Benjamin Couilleaux (conservatoire du patrimoine et adjoint à la directrice du musée Cognac-Jay) que “Vincent est peut-être le plus grand dessinateur français de son époque, en tout cas le plus habile, le plus varié, le plus surprenant”.

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Une exposition pour les amateurs de dessins et de scènes antiques. Ou/et pour ceux qui aiment découvrir les expositions en marge des grandes rétrospectives muséales et préfèrent les présentations intimistes.

 

 

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