Monet, Renoir…Chagall

Voyages en Méditerranée

Jusqu’au 03 janvier 2021

Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur, Paris 11e

L’Atelier des Lumières propose un voyage artistique sur un demi-siècle, des oeuvres impressionnistes à celles de Marc Chagall. Les couleurs de la Méditerranée sont le fil rouge de cette exposition immersive.

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Vue de l’exposition “Monet, Renoir…Chagall; Voyages en Méditerranée”, Atelier des Lumières, Paris, 2020. Photo (c) Culturespaces / Nuit de Chine / Bridgeman Images / Lefevre Fine Art Ltd., London

Les oeuvres de Renoir, Monet, Pissaro, Signac, Edmond-Cross, Matisse, Derain, Marquet, Vlaminck, Manguin, Valtat, Bonnard, Vuillard, Dufy, Chagall déferlent du plafond au sol en passant par les immenses murs de l’ancienne fonderie du XIXe siècle.

Vue de l’exposition “Monet, Renoir…Chagall. Voyages en Méditerranée”, Atelier des Lumières, Paris, 2020. Photo (c) Dominique Chauvet / Culturespaces / Nuit de Chine

“Ici chaque peintre représenté nous offre son regard spécifique sur la Méditerranée”, commente Gianfranco Iannuzzo, directeur artistique du projet. “L’oeil du paysagiste chez Vernet, impressionniste chez Monet et Renoir, pointilliste chez Signac et Cross, dans des couleurs inhabituelles pour Matisse et les Fauves, intimiste chez Bonnard, mondain et nonchalant chez Dufy, provocant par sa modernité chez Chagall.”

La fascination de la Méditerranée, favorisée par le développement des transports ferroviaires, n’est pas seulement un voyage géographique. En s’éloignant de Paris, les artistes ont voulu se libérer des canons impressionnistes. Ce voyage leur a permis de stimuler leur imagination pour renouveler la peinture.

La bande-son musicale qui accompagne la projection lumineuse évoque également les différents styles musicaux qui se développent au cours des siècles. On entend autant de morceaux classiques (dont Clair de Lune de Debussy, Concerto en sol majeur de Ravel, Concerto en Fa de Gershwin, Cinderella Ballet de Prokofiev) que des créations contemporaines de Luca Longobardi.

“Yves Klein, l’infini bleu” (c) Succession Yves Klein c/o Adagp, Paris, 2020

Ce programme long (une cinquantaine de minutes) est suivi d’un court autour des oeuvres d’Yves Klein, originaire de Nice. Si le titre de ce petit programme (une dizaine de minutes) est “l’infini bleu”, ne vous attendez pas à plonger dans l’immensité du bleu IKB (International Blue Klein), né de son observation du ciel méditerranéen ! A ma grande déception ! En revanche, vous vous sentirez enseveli d’or et vous pourrez observer ses éponges comme issues des bas-fonds océaniens, ses Anthropométries, ses Cosmogonies et ses Reliefs Planétaires.

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Réalisation Melt, Moments. Production Culturespaces Digital

Parallèlement, dans le Studio – petite salle au fond de l’Atelier des Lumières – , sont diffusés “Moments”, créés à partir des peintures impressionnistes, scannées en très haute définition. Grâce à un algorithme, ces oeuvres en gros plan se transforment en pigments et composants flottants.

Je n’avais pas du être la seule à trouver que la bande-son était trop volumineuse la fois précédente car elle m’a paru plus adaptée cette fois-ci, moins sonore et moins versée dans le divertissement. Plus recherchée et s’approchant au plus près des oeuvres, avec quelques effets spéciaux intéressants ; notamment sur Chagall – la partie sur le Cantique des Cantiques et le Message biblique est sublime -, et Klein.

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