Caillebotte: le peintre versus le photographe

Dans l’intimité des frères Caillebotte

Jusqu’au 11 juillet 2011

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Musée Jacquemart-André, 158 boulevard Haussmann 75008

Si le peintre Gustave Caillebotte (1848-1894) était un artiste impressionniste admiré de ses pairs, la pratique de son frère Martial (1853-1910), musicien et photographe, n’était encore jamais sortie de la sphère familiale. A l’occasion du centenaire de sa disparition, la famille Caillebotte a souhaité lui rendre hommage. Auquel répond le musée Jacquemart-André en organisant une confrontation inédite entre l’oeuvre du peintre reconnue et celle du photographe amateur.

L’exposition du musée Jacquemart-André présente l’oeuvre photographique de Martial Caillebotte à travers les thèmes qui lui étaient chers: son environnement urbain – le Paris Haussmannien, la transformation de ses rues et l’arrivée de nouveaux moyens de transport (automobile, train) -, les loisirs nautiques de la grande bourgeoisie et le quotidien de la vie en famille.

Une thématique, développée à partir de 1891, qui était commune à celle de son frère Gustave (mort trois ans plus tard) comme le montre ses tableaux présentés aux côtés des photographies de Martial. L’exposition permet ainsi d’étudier, au-delà de la différence des supports artistiques, le milieu de vie d’une grande famille parisienne à la fin du XIXe siècle.

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Pour Serge Lemoine, co-commissaire de l’exposition, “Gustave Caillebotte est l’un des peintres impressionnistes les plus originaux, les plus nouveaux, les plus surprenants, les plus ambitieux. Ses grands tableaux ne ressemblent à aucun autre des artistes de cette époque et de ce mouvement. […] Martial Caillebotte a aussi pratiqué en amateur la photographie. Toute son oeuvre étant restée dans la famille, son activité dans ce domaine n’a jamais été révélée ni prise en compte, sauf à documenter la vie et l’oeuvre de son frère avec la mention ‘Archives familiales’. A étudier ces photographies comme cela a été fait dans le cadre d’un mémoire à la Sorbonne, celles-ci se révèlent pleines d’intérêt, sur le plan historique, documentaire, artistique et présentent beaucoup de points communs avec certains des tableaux de Gustave Caillebotte.”

Les musées français ont tendance ces dernières années à confronter un grand maître à l’un de ses contemporains tandis que le musée J.-A. présente ici un parallèle entre deux personnalités de la même famille, dont l’une était restée absolument inconnue du grand public. Un angle original qui met en valeur la politique offensive du musée Jacquemart-André pour se différencier de ses confrères parisiens… Mais, tout à son honneur!

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