Paul Valéry raconte Degas

Degas, danse, dessin – Hommage à Degas avec Paul Valéry

Jusqu’au 25 février 2018

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Catalogue de l’exposition : 

Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, Paris 7e

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L’amitié entre le poète et penseur Paul Valéry (1871-1945) et Edgar Degas (1834-1917) a donné lieu à un ouvrage méconnu Degas, Danse, Dessin (1936), sur lequel s’appuie l’exposition du musée d’Orsay. Elle rend hommage au peintre à l’occasion du centenaire de sa mort.

Le parcours associe dessins, peintures et sculptures de l’artiste en parallèle de citations de l’oeuvre de Valéry. Le recueil a été publié aux éditions Vollard, sous la forme d’un ouvrage de luxe édité en feuilles et illustré de 26 gravures d’après des dessins de Degas. Ses premiers acheteurs seront la danseuse Ida Rubinstein et Pablo Picasso.

L’amitié entre Degas et Valéry surprend quand on sait que le premier était un vieil homme (on ne lui connaissait ni épouse ni maîtresse) acariâtre qui n’appréciait pas les beaux “littérateurs”. Les deux hommes se rencontrent au cours d’une exposition de dessins et d’estampes d’Edouard Manet, en 1894.

Valéry songe tout de suite à écrire sur le grand peintre. Dans ses Cahiers, il note des propos tenus par l’artiste et ses conversations avec lui qui serviront de base à son ouvrage, publié près de 40 ans plus tard.

 

Les thématiques de l’exposition abordent la question du dessin (ligne, trait, forme, “suite d’opérations menant au tableau”). “Je ne sais pas d’art qui puisse engager plus d’intelligence” que le dessin. Qu’il s’agisse d’extraire du complexe de la vue la trouvaille du trait de résumer une structure, de ne pas céder à la main, de lire et de prononcer en soi une forme avant de l’écrire ; ou bien que l’invention domine le moment, que l’idée se fasse obéir, se précise, et s’enrichisse de ce qu’elle devient sur le papier, sous le regard, – touts les dons de l’esprit trouvent leur emploi dans ce travail”, écrit P. Valéry.


Degas s’intéresse en particulier à la figure nue et drapée. Elle lui sert à la fois d’étude pour ses portraits et d’exercice autonome, dans lequel l’artiste cherche “une forme de perfection dans le fragment”, commente Leïla Jarbouai (conservatrice, musée d’Orsay), co-commissaire de l’exposition.

Le thème de la danse est exploré à travers une impressionnante collection de sculptures de danseuses que l’on peut admirer sous (presque) tous les angles. Associées les unes aux autres, on a l’impression d’observer une seule danseuse au fur et à mesure de la progression de son mouvement.
“Tantôt il cherche la structure des formes dans des dessins synthétiques où quelques lignent disent l’intention d’un corps, tantôt il donne à la couleur le rôle d’exprimer l’impulsion et la grâce de ses sujets”, analyse Marine Kisiel (conservatrice, musée d’Orsay), seconde commissaire de l’exposition.

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L’essence de cette exposition explore ainsi la notion de mouvement. Celle du crayon qui formule le réel perçu par l’artiste, celle des danses et des chevaux qui s’élancent gracieusement dans l’espace. Animal qui fascine le XIXe siècle, décrit par Valéry comme “marchant sur les pointes, tout nerveusement nu dans sa robe de soie”.

Le parcours offre un double éclairage édifiant sur l’oeuvre de Valéry et de Degas et un aperçu plus poétique de la personnalité du peintre !

 

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Une réponse à Paul Valéry raconte Degas

  1. Anne FERRETTE dit :

    Il ne faut pas oublier la relation qui fut plus qu’une amitié entre Marie Cassat et E Degas.

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