De l’Inde au Japon: 10 ans d’acquisitions au musée Guimet

Ogata Kôrin (1658-1716), Roses trémières, Couleurs et encre sur fond de feuilles d'or, Format éventail pliant (senmen) monté en kakemono, Epoque d'Edo, ère Shôtoku (1711-1715), Signature et seau de l'artiste, Acquisition 1999 - (c) Thierry Ollivier / RMNExposition parcours

Jusqu’au 13 décembre 2007

Musée des arts asiatiques Guimet, 6 place de Iéna 75116, 01 56 52 53 00, 6,50€

Dans le nouvel espace architectural du musée Guimet, tout emprunt de lumière et de courbes design pensées par Henri et Bruno Gaudin, une exposition parcours permet au visiteur de découvrir les dernières acquisitions du musée, fondé par Emile Guimet en 1889. Ainsi qu’une nouvelle galerie textiles, provenant de toute l’Asie, grâce aux dons de la grande dame, Krishnâ Riboud.


Bambous sous la pluie, Corée, Epoque Choson, XVIIe siècle, Encre sur soie, Poésie calligraphiée en haut de la peinture de la main de Chung-hwa (Kim Ch'ang-hyop, 1651-1708), Ancienne collection Roger Chambard, ambassadeur de France en Corée, 1959-1969, Acquisition 2000, musée national des arts asiatiques Guimet - (c) Thierry Ollivier / RMN 5940 numéros d’inventaire ont été ajoutés entre 1996 et 2006, couvrant l’ensemble des sections géographiques et historiques proposées par le musée. Un enrichissement quantitatif et qualitatif des collections permanentes, parmi lesquelles 200 objets ont été sélectionnés et mis en exergue par un cartel spécifique.

endentif en forme d'oiseau, Inde moghole?, XVIIe siècle?, Or, diamants, rubis, émeraudes, perles et cristal de roche, Donation Jean et Krishnâ Riboud, 2000 - (c) Thierry Ollivier / RMNLes pièces maîtresses de l’exposition tournent autour d’un bodhisattva de plus de deux mètres de haut datant de la Chine du VIe sièce, une paire de paravents japonais du peintre Ogata Kôrin (1658-1716), deux chandeliers d’autel datés de 1579 de Hanoi, des archives photographiques d’Emile Gsell (1838-79) sur les temples d’Angkor, et un pendentif en forme d’oiseau datant (probablement) de l’Inde moghole (XVIIe siècle)…pour citer quelques-uns des trésors dont regorge ce musée si raffiné.

Divinité féminine (détail), Art khmer, style de Preah Ko, Cambodge, temple de Bakong, c. 881, Grès, Don de S.E. et Me John Gunther Dean, 2006 - (c) Thierry Ollivier / RMNLe parcours s’effectue de manière rotatif grâce à un système de vase communicant qui permet de passer d’une pièce à l’autre, sans revenir sur ses pas, tout en faisant le tour des étages supérieurs dédiés à l’art du Japon, de la Corée, de la Chine, du Tibet et du Népal. Au rez-de-chaussée sont présentées les oeuvres d’Inde et d’Asie du sud-est (Vietnam, Cambodge, Thaïlande). Ce cheminement permet d’apprécier l’influence des cultures les unes sur les autres en Asie méridonale, reliées un temps à la culture indienne, via le bouddhisme. Dans le même Le bodhisattva Maitreya, Epoque kushâna, Fin du Ier siècle ou première moitié du IIe siècle, Inde du Nord, Uttar Pradesh, Région de Mathurâ, Grès rouge, Achat? 1999 - (c) Thierry Ollivier / RMNtemps, on peut remarquer les subtiles différences de représentations du Buddha, en fonction des traits physionomiques spécifiques à chaque pays. Ainsi un bodhisattva indien aura les yeux remontés vers le haut tandis qu’un cambogien aura le nez écrasé.

Moine assis formant le sceau ésotérique du 'Recueuillement sur le sinciput du Buddha' (Fobu xin sanmeiye yin), Chine, dynastie des Song du Nord (960-1127), Sculpture, bois laqué sur feuille métallique, Acquisition 1997 - (c) Thierry Ollivier / RMNAlors, ouvrez grands vos yeux et profitez de cette exposition pour redécouvrir l’un des plus beaux musées parisiens!

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