Jonas Netter et l’école de Paris

Modigliani, Soutine

Jusqu’au 9 septembre 2012

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Pinacothèque de Paris, Collections permanentes, 8 rue Vignon, Paris 9e

 

Personnage discret, Jonas Netter a collectionné les premiers Modigliani, Soutine et autres jeunes artistes étrangers émigrés à Paris, qui ont révolutionné le marché de l’art autour des années 1920. La Pinacothèque de Paris expose un ensemble d’oeuvres de sa collection, cachée au public depuis soixante-dix ans…

 C’est en allant à la préfecture de police refaire ses papiers que Jonas Netter (1868-1942) – dont on sait peu de choses à part qu’il est un fructueux représentant de marques -, découvre une oeuvre d’Utrillo. Coup de foudre artistique. Ravi, le commissaire le présente à celui qui se dit poète, Zborowski, et grâce à qui il a acquis cette oeuvre.

Dès lors, Netter se fie à l’intuition du Polonais pour collectionner de jeunes artistes alors inconnus, dont Amadeo Modigliani (1884-1920), Chaïm Soutine (1894-1943), Moïse Kisling (1891-1953), Michel Kikoïne (1892-1968), Pinchus Krémègne (1890-1981), Zawadowski dit Zavado (1891-1982) ou encore Gabriel Fournier (1893-1963).

Des artistes étrangers, pour la plupart juifs, qui ont tenté leurs chances à Paris et ont “libéré des forces obscures, millénaires, qui constituent le fond de l’âme juive et qui n’avaient jamais été exprimées en peinture auparavant”, commente Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque et commissaire de l’exposition.

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Netter aurait aimé s’offrir les oeuvres qu’il admire dans les galeries, dont celles des Impressionnistes, représentés par les marchands établis Vollard, Durand-Ruel, Rosenberg. Son manque de moyens le contraint à aller au devant d’inconnus dont il va efficacement lancer la carrière. Au point, de vendre dans les années 1920, sept oeuvres de Modigliani à un collectionneur argentin, dans le seul but de faire connaître l’artiste italien au-delà de l’Atlantique.

L’exposition rassemble des oeuvres aujourd’hui connues (Elvire au col blanc, Fillette en bleu, Jeanne Hébuterne de Modigliani; L’Homme au chapeau de Soutine; Place de l’église à Montmagny d’Utrillo) tout en permettant de découvrir des toiles surprenantes comme Forêt près de Martigues de Derain, Couvreurs basques de Zavado, Nature morte à la guitare de Hayden.  On reprochera cependant la trop grande dispersion des oeuvres sélectionnées. L’ensemble, qui apparaît cohérent dans la première moitié de l’exposition (Mère Valadon/ Fils Utrillo ; portraits longilignes de Modigliani ; flamboyance de Kisling et Soutine ; couleurs du Sud de Zavado et Kikoïne), devient éparse dans sa seconde moitié. A trop vouloir montrer d’oeuvres, le fil conducteur se distend et le regard du visiteur se sent étourdi par la diversité des artiestes et styles exposés.

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