“Je suis né avec la video”

Bill Viola

Jusqu’au 21 juillet 2014

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Grand Palais, entrée Champs-Elysées

 

Première rétrospective en France de l’oeuvre vidéo de Bill Viola (né en 1951 à New York), l’exposition présentée au Grand Palais donne à voir des images et du son diffusés sur 30 écrans, s’enchaînant de 5 à 35 minutes. Chaque spectateur crée son propre parcours en s’immergeant – ou pas – dans les vidéos…

“Je suis né avec la vidéo”, a coutume de dire Bill Viola. “La vidéo portable est apparue en 1966/67 et je suis entré à l’université [de Syracuse, Etat de New York] en 1969. J’ai donc connu tous les formats possibles jusqu’à la haute définition numérique d’aujourd’hui”.

A savoir  : vidéo portable, premiers synthétiseurs audio et vidéo, magnétoscopes à cassettes 3/4 pouce et 1 pouce, caméras numériques, écrans plasma et LCD, caméra infrarouge, caméra de surveillance militaire pour filmer à la lueur de la lune dans le désert, caméra miniature télescopique pour explorer les zones inaccessibles, dispositif pour filmer sous l’eau.

C’est l’un des rares artistes à n’avoir travaillé qu’avec ce médium. Il vit d’ailleurs à Long Beach, près de Los Angeles, qui a été la première ville américaine à fonder un centre d’art dédié aux nouveaux médias, au début des années 1980. Celui qui est considéré comme le père de la vidéo, Nam June Paik, le repère très vite et l’engage comme assistant.

Depuis, Bill Viola vole de ses propres ailes, avec l’aide de sa femme et collaboratrice, Kira Perov, pour “sculpter le temps”. A l’image des rouleaux de papyrus qui permettaient aux Anciens de communiquer, ses vidéos créent un événement dont le temps, s’il semble fixé par et sur l’image, est en fait répété ou ralenti. Sa signature est son usage unique du slow motion, mouvement si lent qu’il permet de le décomposer. “Un style esthétique qui se rapproche de la pratique de la méditation, qui consiste à se fixer sur un temps présent, à concentrer son regard pour aller plus loin dans la perception du sujet”, écrit-il dans son Journal, tenu chaque jour depuis le début de sa carrière.

Ses thèmes de prédilection : la mémoire, le cycle de la vie, la sagesse, la transmission du savoir.
Ses environnements préférés : l’eau, le désert.
Les personnes qui l’ont influencées : le peintre et maître zen japonais Daien Tanakar, le musicien David Tudor, le compositeur Richard Wagner (production de Tristan und Isolde présentée à Bastille pour la première fois en 2005 et dont l’opéra est repris à partir du 8 avril 2014), le poète William Blake, etc.

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Ses oeuvres posent des questions sur les grandes interrogations métaphysiques de la vie (la vie, la mort, la transcendance, le temps, l’espace) sans pour autant apporter de réponse car il n’en existe pas. “Les Anciens les appelaient les Mystères”, commente l’artiste.

Est-ce le fait d’aborder ces mystères existentiels, de nous forcer à porter un autre regard, à prendre le temps de se poser face aux images, de nous plonger dans un mode aquatique étrange et poétique qui nous touche dans ces vidéos? Depuis quarante ans, son succès ne se dément pas. Et ce, aux quatre coins du monde.

 

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