Expérience mystique au Collège des Bernardins

Anthony McCall – Between You and I

Jusqu’au 16 avril 2011

[amazon_link id=”291654531X” target=”_blank” ]ACHETER UN LIVRE D’ART SUR AMAZON.FR[/amazon_link]

Collège des Bernardins
, 20 rue de Poissy 75005, Entrée libre

Récemment restauré, le magnifique Collège des Bernardins – édifice catholique du XIIIe siècle – développe une programmation culturelle autour d’expositions d’art contemporain, de concerts et d'”art vivant” (danse). Jean-Michel Alberola et Anthony McCall investissent l’espace sacré jusqu’au début du printemps.


Néons bleutés – tout ce qu’il y a de plus minimaliste et industriel – sur un mur sacré versus expérience mystique dans la sacristie du Collège. Voilà deux entités radicalement différentes du visage de l’art contemporain.

“L’art, tel qu’il est montré au Collège des Bernardins, est bien plus qu’une activité accessoire destinée au loisir, au plaisir individuel ou au confort de posséder une culture et d’en jouir. Cette programmation est un engagement qui répond à la conviction que les expériences artistiques les plus profondes d’aujourd’hui nous permettent d’accueillir, de comprendre plus intimement, de transformer notre propre monde”, affirme Jean de Loisy, conseiller artistique et commissaire des expositions.

Si les inscriptions de Jean-Michel Alberola dont “La pauvreté est une idée neuve en Europe” détournant le propos de Saint-Just “Le bonheur est une idée neuve en Europe” ne suscitent guère plus qu’une vague curiosité (quoiqu’en dise la lettre de Jérôme Alexandre, laissée à disposition du public, pour justifier l’importance de l’oeuvre de son ami artiste), l’oeuvre d’Anthony McCall (né en 1946 en Angletere) provoque une réaction bien plus intéressante.

Publicité

Between You and I (2006) est située dans l’ancienne sacristie, plongée pour l’occasion dans le noir. Le visiteur se fraie un chemin jusqu’aux faisceaux lumineux qui semblent descendre du ciel. Ils projettent sur le sol une forme elliptique qui se rétracte puis s’étend jusqu’à s’entrecroiser au bout de seize minutes.

L’oeuvre suggère autant un dialogue entre deux êtres, divin et terrestre, qu’entre le visiteur et l’installation ou encore entre cette dernière et l’architecture gothique du lieu. Effets de volume, jeux de lumière, perception du matériel et de l’immatériel, du profane et du sacré, l’oeuvre captive et provoque une expérience littéralement transcendante.

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *