Donation Zao Wou-Ki

Couverture ©Petit. Œuvres de Zao Wou-ki ©Zao Wou-ki – ProLitteris, ZurichDessins, céramiques et encres de Chine.
Bronzes et céladons de la collection du maître

Jusqu’au 23 octobre 2016

Musée Cernuschi, 7 avenue Vélasquez, Paris 8e

Le musée Cernuschi expose au sein de sa collection permanente une donation de la troisième femme du peintre sino-français Zao Wou-ki, Françoise Marquet-Zao, ancienne conservatrice au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Le musée Cernuschi a le privilège de constituer l’endroit où eut lieu en 1946 la toute première présentation des oeuvres de l’artiste en France alors qu’il résidait encore en Chine. Vadime Elisseeff, alors conservateur au musée, a en effet été le premier à exposer l’oeuvre d’un jeune inconnu, qui allait devenir le plus célèbre artiste chinois en France.

Les oeuvres de la donation évoquent la période de jeunesse de Zao Wou-ki, alors qu’il va progressivement quitter la figuration pour s’évader vers l’abstraction.

L’ensemble présenté se divise en quatre sections.

Zao Wou-ki, Sans titre, 1948 Encre 23,5 x 31,5 cm Photo Naomi Wenger

Son travail graphique et pictural (papier, fusain, aquarelle, gouache, encre), aux traits matissiens, représentant des nus et paysages (années 1940).

Zao Wou-ki, Sans titre, 1989 Encre 103 x 106 cm Photo Naomi Wenger

Ses encres abstraites (à partir des années 1970), particulièrement expressives.

Ses créations sur céramique (années 1950 à 2000), sur des vases de la manufacture Bernardaud. L’artiste s’est rendu dans les ateliers de Limoges pour peindre directement sur une trentaine de porcelaines, dont quatre sont présentées ici, évoquant ses souvenirs de paysages chinois autant que ses oeuvres abstraites tardives à l’huile ou à l’encre.

Sa propre collection de bronzes et céladons de la dynastie des Shang, Zhou, Han, Qing et Yuan.

Le parcours se termine sur un documentaire d’une cinquantaine de minutes relatif à la vie féconde de Zao Wou-ki et met en avant son amitié avec le peintre P. Soulages.

La donation comprend également, bien que non exposé, un ensemble d’ouvrages en chinois, de livres d’histoire d’art ou de civilisation sur la Chine et le Japon ainsi que des livres sur Zao Wou-ki, qui formeront un fonds ZAO WOU-KI au sein de la bibliothèque René Grousset du musée Cernuschi.

Cette micro exposition est surtout l’occasion de re-découvrir les oeuvres de la collection permanente du musée. Car à force de ne voir que les expositions temporaires, on en oublie les trésors que recèle ce petits musée intimiste des arts asiatiques !

 

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