Trois siècles de création Rinpa

Trésors de Kyoto

Jusqu’au 27 janvier 2019

Achetez le catalogue de l’exposition : 

Musée Cernuschi, 7 avenue Vélasquez, Paris 8e

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Dans le cadre du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, le musée Cernuschi présente une soixantaine d’oeuvres créées par les artistes du mouvement Rinpa, une des écoles majeures de la peinture décorative japonais. Son objectif : faire entrer la beauté dans la vie quotidienne.

A la différence d’autres écoles picturales japonaises, les artistes Rinpa ne sont pas unis par des liens directs de maître à élève mais par des affinités spirituelles. Le terme shishuku exprime le sens du respect et l’attachement que chacun d’eux a envers son prédécesseur.

 

Le parcours présente l’évolution du style Rinpa, né au XVIIe siècle à Kyoto, à travers trois générations d’artistes, et se termine sur l’héritage de l’école Rinpa au XXe siècle.

Le style décoratif Rinpa est créé par Hon’ami Koetsu (1558-1637) et Tawaraya Sotatsu (actif entre 1600 et 1640). Il connaît son épanouissement grâce à Ogata Korin (1658-1716), qui appartient avec son frère Kenzan, à la deuxième génération d’artistes du courant. La troisième génération d’artistes est représentée par Sakai Hoitsu (1761-1829) et Suzuki Kiitsu (1796-1858) ; ils développent un style sophistiqué appelé Edo [actuelle Tokyo] Rinpa pour le distinguer du Kyoto Rinpa.

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Les motifs représentés sont les fleurs et plantes qui changent au fil des mois et des saisons, des personnages issus de la littérature et du théâtre classiques. Les oeuvres sont marquées par l’utilisation de matériaux précieux comme la poudre et le feuille d’or ou d’argent. Les couleurs peuvent être audacieuses comme chez Ogata Korin. Le XXe siècle est marqué par les oeuvres à la composition épurée et novatrice de Kamisaka Sekka (1866-1942), appliquée sur paravents (Iris, 1920/40) ou bois laqué (boîte à tabac, 1920).

Les oeuvres exposées proviennent des temples Daigo-ji, Shokoku-ji et Kennin-ji, ainsi que du musée Hosomi à Kyoto. Etant fragiles, elles sont rarement montrées ; profitez-en !

 

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