Tribulations de deux Français en Chine

GeorgesAuguste  Marbotte, Les deux ouvertures de part et d'autre du pont en arbalétriers au kilomètre 111. Le pont construit ici enjambe une gorge de 102 mètre au-dessus d'un affluent de la Nanxi. G-A. Un train pour le Yunnan

Jusqu’au 6 avril 2015

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Musée Guimet, 6 place d’Iéna, Paris XVI

Dans le cadre des commémorations France-Chine 50, le musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) présente 65 photographies retraçant l’aventure de deux Français expatriés dans le sud de la Chine au XIXe siècle, réunis lors de la construction d’un chemin de fer au Yunnan.

A la fin du XIXe siècle, la Chine connaît une grande période de troubles : guerre de l’opium (1839-1842), interventions occidentales qui se soldent par le sac du Palais d’Eté (octobre 1860), guerre des Boxers (1899-1901),  « 55 jours de Pékin ». Au final, la Chine est partagée en zones d’influences.

C’est dans ce contexte que la France souhaite affirmer sa présence et relier par voie ferrée le nord de la péninsule indochinoise colonisé au Yunnan, encore sauvage. Afin de s’ouvrir une voie dans le vieil empire fragilisé.

Georges-Auguste  Marbotte, Acheminement de pièces métalliques à dos d'homme, 1907-1908.Auguste François, consul en poste, est chargé d’organiser des négociations avec les autorités chinoises pour créer la ligne Laokay-Yunnanfu. Il est rejoint par Georges-Auguste Marbotte entre 1903 et 1908.

GeorgesAuguste  Marbotte Un chemin à flanc de montagne, 1903-1906.La construction de cette ligne de chemin de fer relève d’un grand défi. Elle inclut 3000 ouvrages (viaducs, tunnels, etc.) sur 500 km de terrain à fort taux de dénivelé, comme le montrent les photos.

Auguste François, Homme d'ethnie Yi au turban, 1903.Les deux Français effectuent à cet effet de nombreux voyages aux confins de l’empire. Ils immortalisent les ethnies qu’ils côtoient, leurs coutumes, modes de vie et de travail.

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Cette voie ferrée, qui existe toujours, a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013.

Pas besoin de couleur pour rendre compte de l’ampleur des travaux effectués, dans des paysages grandioses ! J’ai profité de cette petite – mais captivante – exposition de photographies, issues des archives du MNAAG, pour admirer les chefs-d’oeuvre des collections permanentes. Définitivement un de mes musées préférés !

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