Un best-seller de la littérature australienne

Finnigan et Moi de Sonya Hartnett. Le Serpent à plumes, Paris, 2009Finnigan et Moi de Sonya Hartnett
Le Serpent à plumes, 316 pages, 21€

Récompensé par de nombreux prix littéraires étrangers (australien, américain, suédois), Finnigan et Moi, de Sonya Hartnett arrive dans les librairies de l’Hexagone (Editions Le Serpent à plumes). C’est son premier livre pour adultes publié en français. Ecriture poétique, légère et brillante, suspense psychologique et envolée fantastique font de ce roman un véritable bijou.

Anwell, agonisant d’une mystérieuse maladie à tout juste 20 ans, relate sous forme de flash-back son enfance solitaire jusqu’à sa rencontre avec Finnigan, son double démoniaque. La petite ville tranquille de Mulyan subit soudain une série d’incendies. Suspicion et rivalité de pouvoir engendrent un climat délétaire parmi les habitants qui se dressent les uns contre les autres. Surtout contre la famille d’Anwell, surnommée depuis la mort – accidentelle? – de leur fils aîné Vernon, les Zinzins [The Kooks]…

Sonya Hartnett (c) DRAlternant le point de vue narratif d’Anwell – alias (l’archange) Gabriel – et de Finnigan, libre et insoumis, toujours accompagné du lévrier Surrender, Sonya Hartnett (née en Australie en 1968) mène le lecteur par le bout du nez!

L’auteur tisse une trame romanesque rythmée par les quatre cent coups de Finnigan, l’aventure sentimentale d’Anwell et les descritpions de la campagne australienne. Sa prose est à la fois pointue et déliée, poétique et moderne.

“Le feu s’était cabré, furieux, dès que les gouttes l’avaient touché. Il avait changé de direction, tenté d’échapper au déluge, couru le long d’une colline. Confronté à la pluie, le pire de ses ennemis, ce combattant magnifique avait été pris de frénésie et s’était mis à virevolter avec la souplesse d’un fauve acculé. Imperturbables et solennels, les nuages zébrés d’éclair l’avaient poursuivi” (p.66).

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“Son imagination est aussi sauvage que celle de Dostoïevski ou Emily Brontë et aussi gothique qu’une tête de mort… Si vous ne devez rien lire d’autre d’australien cette année, lisez Finnigan et Moi […]” s’exclame le Weekend australian. Assurément, l’un des livres les plus émouvants et troublants que j’ai lu ces derniers mois.

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