Un moment si doux

Raymond Depardon

Jusqu’au 10 février 2014

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Grand Palais, Galerie sud-est, entrée avenue Winston Churchill, Paris VIII

 

C’est par “un moment si doux” que Raymond Depardon a choisi de nommer une série de photographies, prises sans relation avec les événements qui composent l’actualité. es photographies libres, intimes, en quête de la “douceur du réel” (Clément Rosset). A découvrir au Grand Palais.

Connu pour ses reportages de guerre, en marge du conflit, préférant photographier les conséquences (une voiture criblée de tirs) que les faits (un soldat courant dans une rue), Raymond Depardon s’est également fait connaître pour ses longs métrages qui donnent la parole aux laissés pour compte des politiques (paysans, Indiens Mapuches. Comme l’a révélée l’exposition à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, “Terre natale“, en 2009.

Le photographe (né en 1942) revient ici sur trois lieux qui ont jalonné sa carrière : le Chili (1971) et ses indiens Mapuches qui luttent pour survivre sur la terre de leurs ancêtres ; Beyrouth (1978), où il prend ses distances par rapport au reportage photographique destiné aux agences de presse ; Glasgow (1980), un travail inédit, commandé par le Sunday Times mais jamais publié.

Pour l’exposition, R. Depardon redécouvre les couleurs de l’Ethiopie, des palmeraies tchadiennes. “Je me sens bien sur les deux continents, l’Afrique et l’Amérique latine, qui ont encore une dimension rurale. J’y trouve une franchise, un universalisme, un humanisme”, confie l’artiste.

Le monde rural est ainsi l’épicentre du travail de R. Depardon, exilé urbain qui entretient une relation d’amour-haine avec la métropole. C’est de lui-même qu’il quitte sa famille de cultivateurs à Villefranche-sur-Saône, à l’âge de seize ans, pour s’installer à Paris, et devenir l’apprenti photographe de Louis Foucherand. Mais, si “le paysage urbain n’est pas mon univers” […], dès que je m’en éloigne, la ville me manque.”

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Après il entre à l’agence Dalmas, en devient le reporter principal en cinq ans. Il fonde l’agence Gamma avec Hubert Henrotte, Hugues Vassal et Léonard de Remy en 1966. Et en 1978, il rejoint la coopérative Magnum. “Je ne savais pas que j’étais un photographe de la couleur. Elle était pourtant là. Dès les premières images. Toujours, quand je couvrais un événement pour Dalmas, puis Gamma et Magnum, c’était en noir et blanc et couleurs.”

“Aujourd’hui quand je pense à la couleur, je pense à l’enfance, aux sucres d’orge, aux bocaux remplis de bonbons aux nuances douces ou acidulées”. D’où le titre de cette exposition vivifiante, où les êtres humains pétillent de couleurs. En dépit du contexte des photos…

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