Le XVIIe siècle à l’honneur

Le Miracle de saint François-Xavier. 1641. Huile sur toile. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane MaréchallePoussin et Dieu
La fabrique des saintes images, Rome-Paris, 1580-1660

Jusqu’au 29 juin 2015

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Catalogue de l’exposition : 

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Musée du Louvre, Hall Napoléon, Paris Ier

Le musée du Louvre met le XVIIe siècle à l’honneur avec deux expositions dans ses murs – “Poussin et Dieu” / “La fabrique des saintes images, Rome-Paris, 1580-1660” – et une au Grand Palais sur Velazquez. Si ce dernier est considéré comme l’un des plus grands peintres espagnols, Nicolas Poussin est jugé son égal côté français.

Nicolas Poussin (1594-1665), surnommé dès son vivant le « Raphaël de la France », demeure en réalité moins connu du public que Watteau, Delacroix, Monet ou Cézanne.

En partie parce qu’il s’installe à Rome en 1624. Il revient en France en 1640, appelé par Richelieu pour occuper les fonctions de Premier peintre de Louis XIII. Mais, deux ans plus tard, il retourne définitivement à Rome.
En partie, également, car l’artiste est réputé difficile d’accès, que seuls les “gens d’esprit” sont capables d’apprécier.

A l’occasion du 350e anniversaire de sa mort, l’exposition souhaite ainsi réhabiliter la renommée de Poussin en mettant en avant un aspect méconnu de son art : les tableaux religieux.

L’exposition rassemble 99 compositions sacrées de l’artiste (63 peintures, 34 dessins, 2 estampes) et dévoile son style unique : Poussin concilie la tradition profane (symboles et allégories antiques) au sacré chrétien (sujets bibliques).

Autre singularité révélée par l’exposition : Poussin peint seul, sans collaborateurs ni élèves, pour des commanditaires majoritairement français, dont Paul Fréart de Chantelou. Pour son ami parisien, il peint son Autoportrait. “Vêtu de noir, la main appuyée sur un carnet de dessin, l’air sévère et le regard impérieux, l’artiste pose. Le célèbre tableau du Louvre est aujourd’hui l’icône du peintre philosophe”, commentent les commissaires de l’exposition, Nicolas Milovanovic (conservateur en chef au département des Peintures du musée du Louvre) et Mickaël Szanto (maître de conférence à l’Université Paris-Sorbonne).

Par cette exposition, les commissaires souhaitent répondre à la polémique instillée depuis la précédente rétrospective sur Poussin (en 1994, au Grand Palais) sur “Poussin était-il vraiment croyant” ? Pour eux, pas de doute, ses tableaux religieux sont une source de méditation personnelle sur Dieu. A travers notamment l’importance de la figure du Christ, souvent dissimulée derrière des sujets et des personnages de l’Ancien Testament. Ou celle de Moïse qui préfigure celle du Christ.

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Le parcours présente des chefs-d’oeuvre de grands formats dont La Mort de la Vierge, peinte pour Notre-Dame de Paris, perdue pendant deux siècles et retrouvée en 1999 dans l’église de Sterrebeek en Belgique ; l’oeuvre est présentée pour la première fois en France. Des retables dont Le Miracle de saint François Xavier, destiné au maître-autel du noviciat des Jésuites de Paris. En outre, ses Saintes Familles dégagent une beauté abstraite presque musicale ; elles ont d’ailleurs été comparées aux cantates de Bach et aux symphonies de Beethoven.

La Sainte Famille. 1641 -1642. Huile sur toile. Détroit, The Detroit Institute of Art © Bridgeman Images

S’il n’est pas toujours facile d’apprécier les sujets bibliques à notre époque, force est de reconnaître que cette exposition, à travers la prouesse artistique de Poussin, dégage une indéniable atmosphère spirituelle.

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