Vivre et mourir à Pompéi

Pompéi, un art de vivre

Jusqu’au 12 février 2012

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Musée Maillol, 61 rue de Grenelle 75007

Surprenante exposition que celle présentée au musée Maillol. Pour être honnête, je n’étais pas sûre d’apprécier, le communiqué de presse laissant présager une exposition de “vieilleries”. Bien m’en a pris de dépasser cette fausse impression! Le musée, agréablement rénové, présente une scénographie claire et engageante sur la manière de vivre à Pompéi. Vivante, l’exposition démontre le raffinement d’une culture que l’imagerie populaire pensait enclinte à la luxure. Une découverte enchanteresse.

Auriez-vous imaginé qu’au Ier siècle après J.-C., les Pompéiens disposaient d’eau courante, de chauffage central, de tout-à-l’égout, et de sauna! Alors qu’une demeure de la Renaissance ou du XVIIIe siècle, aussi somptueuse soit-elle, nous incommoderait par son manque de confort et d’hygiène.

Le musée Maillol nous invite ainsi à découvrir le quotidien “moderne” des Pompéiens. Les différentes pièces de leur maison: culina (cuisine) avec son foyer au sol, la vaisselle – d’une simplicité raffinée en terre cuite et en verre, en argent et en bronze pour les plus fortunés -, les thermes, et les jardins avec la présentation d’une magnifique fontaine en mosaïques.

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L’exposition aborde également le thème du culte d’Eros à l’intérieur des maisons – les scènes de sexe peintes dans les chambres expliquent la réputation licencieuse de Pompéi -, voué au seul plaisir des hommes (on a parlé de “sexualité de viol”).

Bien sûr, l’exposition évoque l’explosion du Vésuve qui a permis de préserver l’architecture des maisons mais aussi des corps. Contrairement aux éléments périssables, les corps ont laissé des traces précises dans la cendre. Le moulage des victimes par Giuseppe Fiorello en 1863 – en coulant du plâtre dans le vide laissé dans la cendre par les parties molles des corps – a permis de fixer l’instant de la catastrophe et l’agonie de ces hommes et femmes. Ce qui fit dire de manière pertinente au politicien Luigi Settembrini: “[…] Il n’y a là ni art, ni imitation, ce sont leurs os, les reliques de leurs chairs et de leurs vêtements, mêlés au plâtre, c’est la douleur de la mort qui reprend corps et forme…, mon cher Fiorelli, tu as mis à jour la douleur et nul homme ne peut ne pas la ressentir.”

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