Lumineuses icônes florentines

Fra Angelico et les maîtres de la lumière

Jusqu’au 16 janvier 2012

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Musée Jacquemart-André, 158 bd Haussmann 75008

Si le musée Jacquemart-André célèbre les oeuvres de Fra Angelico (vers 1400-1455), renommé peintre florentin qui a initié le mouvement des “Peintres de la Lumière”, j’ai personnellement été plus subjuguée par les oeuvres de ses collaborateurs ou suiveurs! Quoi qu’il en soit, l’exposition est un ravissement pour les yeux.

Surtout connu pour ses fresques du couvent de San Marco à Florence, Fra Angelico (de son vrai nom Guido di Pietro) excelle dans l’art de l’illumination en combinant cet héritage gothique international aux  lois de la perspective, dont Paolo Ucello (1397-1475) a été l’un des premiers à se passionner pour son rendu en peinture.

Peintre miniaturiste (cf. Thébaïde – panorama historié qui révèle la vie des ermites d’Orient et d’Occident), Fra Angelico manipule aussi bien la peinture sur bois que sur parois murales, qui lui permettent de développer de vastes cycles narratifs, porteurs des messages de la Chrétienté. Fra Angelico, tout comme son maître Lorenzo Monaco (1370-1424), dont les oeuvres ouvrent magnifiquement l’exposition, était en effet moine dominicain.

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Mais c’est précisément la douceur de tonalité de Fra Angelico pour illustrer la vie des saints qui me fait préférer l’oeuvre plus contrastée et vivifiante de ses collaborateurs, tels Zanobi Strozzi (1421-1468), Andrea Di Giusto (splendide Vierge d’humilité accompagnée d’anges et Vir dolorum [L’Homme de douleurs]) ou encore Benozzo Gozzoli (1421-1497). L’exposition complète ce panorama des artistes éminents du Quattrocento en présentant les suiveurs de Fra Angelico. Ainsi de Domenico di Michelino (1417-1491) et Alesso Baldovinetti (1427-1499).

Peintre virtuose emblématique de la Renaissance florentine, Fra Angelico attire autant les commanditaires religieux que les mécènes privés, dont les incontournables Médicis. A partir des années 1430, l’oeuvre de Fra Angelico associe la densité de composition à la minutiosité des détails, comme l’illustrent les trois panneaux de L’Ascension, du Jugement dernier et de La Pentecôte. Il faut bien reconnaître que la justesse du rapport entre les architectures et les personnages contribue à la finesse de la construction en perspective! Profondément spirituelle, l’oeuvre de Fra Angelico a ainsi pu traverser les siècles.

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