Intensifier la présence et la vitalité du réel

Pierre Huygue

Jusqu’au 6 janvier 2014

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Centre Pompidou, Galerie Sud, Niveau 1, Paris IV

Publicité

 

Attention sens en déroute! La rétrospective consacrée à Pierre Huygue (né en 1962 à Paris) au Centre Pompidou décoiffe. Tous vos repères habituels sont abolis pour vivre une expérience d’un autre genre, souhaitée intense par l’artiste.

 

Pour commencer, un aboyeur annonce votre nom à l’entrée de l’exposition. Déconcerté, le visiteur contemporain rougit souvent. Avant d’accélérer la cadence pour atteindre Mère Anatolica (1975) de Parvine Curie, sculpture minérale ayant appartenu au collège Pierre de Coubertin de Chevreuse où a étudié l’artiste. Une ruine in situ qui évoque les centres intérêts de P. Huygue pour la pierre, la terre, et la vie générée par ces deux matières.

Lévrier à la patte rose, araignées fourmis, abeilles : ces formes de vie habituellement interdites dans un musée sont ici présentes, en toute liberté… Chacun vaque à ses occupations, au milieu des visiteurs. De même, pluie, glace et sable rose envahissent l’espace. Toutes formes de vie le captive, et plus encore, la circulation qui se fait entre elles. L’artiste crée un monde qui s’auto-génère, varie dans le temps et l’espace, indifférent à l’humain.

“Je m’intéresse à l’aspect vital de l’image, à la manière dont une idée, un artefact, un langage peuvent s’écouler dans la réalité contingente, biologique, minérale, physique. Il s’agit d’exposer quelqu’un à quelque chose, plutôt que quelque chose à quelqu’un”, explique-t’il.

Bernard l’hermite transportant La Muse endormie de Brancusi dans son aquarium, danseuse patinant sur un morceau de glace noire, statue de pierre rehaussée d’une ruche [les abeilles depuis Platon sont associées aux Muses et sont symbole de sagesse des Anciens] provenant de son installation à la Documenta 2012 (Untilled), intermittents dotés d’une coiffe comme à Disneyland déambulant dans l’exposition ; vos sens sont à l’affût de ces formes de vie inattendues dans une exposition. Ici, l’intensité ne réside pas dans le présent mais dans ce qui est vivant.

 

Publicité

 

 

 

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *