Oscar Wilde

Napoleon Sarony, Portrait d’ Oscar Wilde #22, 1882. © Bibliothèque du Congrès, WashingtonL’impertinent absolu

Jusqu’au 15 janvier 2017

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Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Le Petit Palais présente la première grande exposition consacrée à l’écrivain dandy Oscar Wilde (né en 1854 à Dublin). Bien que francophone, francophile et mort à Paris en 1900, le centenaire de sa disparition n’avait pas été célébré dans la capitale alors que Londres lui consacrait 2 expositions (à la British Library et au Barbican Center). Seize ans après, il était temps de se rattraper !

Le parcours évoque à la fois l’oeuvre de l’auteur du Portrait de Dorian Gray (1891), Salomé (publié en français en 1893, illustré par Aubrey Beardsley), Un mari idéal (1895), L’Importance d’être constant (1895). Ses pièces de théâtre et ses essais (politiques et philosophiques). Mais aussi son rapport aux artistes de son temps, en tant que critique d’art.

Pour Merlin-Holland, petit-fils de Wilde et conseiller scientifique de l’exposition, la justesse de ses propos envers les oeuvres d’art et son accessibilité – son recueil philosophique Le Déclin du mensonge est tout à fait abordable – expliquent à la fois le succès de son grand-père auprès du public et son impopularité vis à vis de l’establishment. O. Wilde faisait preuve d’un humour que la critique littéraire dénonçait, arguant de sa frivolité, tandis que l’élite politique craignait que ses propos à l’encontre de la puissance coloniale ne fasse des adeptes parmi le public.

Cartes publicitaires se moquant du mouvement esthétique, 1882. Collection Merlin Holland

D’où le procès d’immoralité qui a été fait à Wilde. La raison officielle est son rapport homosexuel avec le jeune Alfred Douglas; mais officieusement, selon Merlin-Holland, la vraie raison est le fait qu’il dérangeait l’establishment.

Sir William Blake Richmond, Electre sur la tombe d’Agamemnon, 1874. © 2016 Art Gallery of Ontario

Peintures et écrits, photographies et lettres personnelles, caricatures et éditions rares se mêlent habilement dans cette exposition. Les petites phrases de Wilde sont d’une étonnante modernité : “Vivre est la chose la plus rare au monde. La plupart des gens se contentent d’exister”. Ses commentaires sur les oeuvres de Tissot (qu’il n’apprécie guère), Sir William Blake Richmond, John Singer Sargent, Evelyn Pickering, John Roddam Spencer Stanhope sont aussi éloquents que pertinents. Un homme à l’érudition remarquable et à la pensée philosophique à (re)découvrir.

 

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