Rêves d’une capitale

Robert Lefèvre (1755-1830), Portrait de Napoléon Ier (1769-1821), en uniforme de colonel des chasseurs de la Garde, 1809. Commandé par la Ville pour l’Hôtel de Ville. Huile sur toile © Stéphane Piera / Musée Carnavalet / Roger-ViolletNapoléon et Paris

Jusqu’au 30 août 2015

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Catalogue de l’exposition : 

Musée Carnavalet, 16 rue des Francs-Bourgeois, Paris III

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Paris a façonné Napoléon autant que Napoléon a transformé Paris. Le musée Carnavalet revient sur les moments clés de la carrière politique du premier empereur des Français.

Durant la Révolution, Napoléon (né en 1769 à Ajaccio) réalise que l’opinion se forge, autant que le pouvoir se conquiert, à Paris. Qui assiste à son coup d’état du 18 Brumaire (9 novembre 1799), son sacre à Notre-Dame-de-Paris par le Pape Pie VII (1804), son second mariage avec Marie-Louise d’Autriche au Louvre (1810), la naissance de leur fils aux Tuileries (1811), et sa seconde abdication à l’Elysée, après la défaite de Waterloo (1815).

Alexandre Benoît Jean Dufay, Casanova (dit), Festin du mariage de Napoléon 1er et de Marie-Louise, 2 avril 1810. 1812. Huile sur toile. Château de Fontainebleau. Dépôt du musée de Versailles, 1986 © RMN-Grand Palais (Château de Fontainebleau) / Gérard Blot

La ville rêvée par l’empereur est une nouvelle Rome, abritant des monuments grandioses inspirés de l’Antiquité : colonne Vendôme, palais de la Bourse, fontaine du Châtelet, temple de la Gloire (qui deviendra l’église de la Madeleine), arcs de triomphe du Carrousel et de l’Etoile. Aujourd’hui, en se plaçant place de la Concorde, on peut admirer un monument napoléonien par direction : l’arc de triomphe de l’Etoile à l’Ouest, l’Assemblée nationale au Sud, l’arc de triomphe du Carrousel à l’Est, l’église de la Madeleine au Nord.

Etienne Bouhot (1780-1862), La place Vendôme et la rue de Castiglione avec les ruines de l’église des Feuillants, 1808. Huile sur toile © Stéphane Piera / Musée Carnavalet / Roger-Viollet

D’autres projets sont restés à l’état d’ébauche : éléphant monumental place de la Bastille, obélisque sur le Pont-Neuf, pyramide au milieu du cimetière du Père-Lachaise, palais du roi de Rome, des archives ou des beaux-arts.

Napoléon dote la capitale de nombreux équipements d’utilité publique : ponts des Arts – premier pont métallique de Paris – et pont d’Austerlitz, canaux, fontaines, marchés, halles, abattoirs, cimetières. C’est également sous Napoléon que les maisons obtiennent un numéro de rue, dont le système est encore en vigueur aujourd’hui.

Modèle d’une arche du pont des Arts, 1800. Bois et fer partiellement doré © Eric Emo / Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Chef de guerre autant qu’administrateur, l’empereur institue les fonctions de préfet de la Seine et de préfet de police ainsi que le conseil général de la Seine.

Paris devient le centre la vie politique, diplomatique et mondaine du “Grand Empire”, où se pressent les élites européennes. Le palais des Tuileries est réaménagé par les architectes Percier et Fontaine, comme l’illustrent maquettes, plans et dessins de leur atelier.

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Napoléon ressuscite une vie de cour où luxe et élégance animent figures impériales (Joséphine, Marie-Louise, roi de Rome, frères et soeurs de Napoléon) dignitaires et courtisans. Cette section de l’exposition est illustrée à travers des pièces de mobilier, des costumes et accessoires qui restituent le faste du Paris napoléonien.

Charles Percier (1764-1838) et Pierre François Léonard Fontaine (1762-1853), Fauteuil du trône de Napoléon Ier du château des Tuileries, 1804. Bois doré, velours. Dépôt du musée de Fontainebleau, 2003. Musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

Finalement, « Le Paris rêvé de Napoléon Ier préfigure le Paris de Napoléon III », commente Thierry Sarmant, co-commissaire de l’exposition (conservateur en chef).

Plus historique qu’artistique, cette exposition est dense de part le nombre et la variété des oeuvres. Deux écrans tactiles permettent de localiser 53 emplacements du Paris rêvé de Napoléon. Etape méconnue qui préfigure la cité haussmannienne.

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