Entre dissonances et ressemblances

Mapplethorpe-Rodin

Jusqu’au 21 septembre 2014

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Musée Rodin, 79 rue de Varenne, Paris VII

 

On pourrait croire que tout les oppose. Si ce n’est que Mapplethorpe n’a cessé de sculpter les corps à travers son objectif, tandis que Rodin a accompagné sa quête sculpturale de la photographie, tout au long de sa carrière. La confrontation Mapplethorpe – Rodin, au musée Rodin,  se révèle au final plus intéressante que la rétrospective du Grand Palais.

 

Robert Mapplethorpe est à la recherche de la forme parfaite, Rodin tente de saisir le mouvement dans la matière. Tout est construit, rien n’est spontané chez le premier. Rodin, lui, conserve les traces de l’élaboration de l’oeuvre et cultive même les accidents.

Le premier est attiré par les hommes, en dehors de sa parenthèse avec Patti Smith, le second par les femmes. Tout deux jusqu’à l’obsession. Cela n’a pas empêché Mapplethorpe de photographier des nus féminins et Rodin se modeler des nus masculins.

L’exposition s’amuse ainsi des différences et des points communs qui établissent un dialogue entre les oeuvres des deux artistes. Mouvement et tension, noir et blanc / ombre et lumière, érotisme et damnation sont quelques-unes des problématiques abordées.

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Si vous devez choisir entre les deux expositions, je vous recommande vivement celle du musée Rodin. J’ai trouvé que l’oeuvre de Rodin mettait en exergue celle de Mapplethorpe, qui ne m’avait pas complètement convaincue au Grand Palais. Et inversement, les figures de Rodin m’ont paru trop, je ne sais pas, prude? En tout cas, beaucoup moins forte que d’habitude.

En bonus, voici le teaser de l’exposition .

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