“Le joujou est la première initiation à l’art” (C. Baudelaire)

Des jouets et des hommes

Jusqu’au 23 janvier 2012

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Galeries nationales du Grand Palais, entrée Clémenceau, 75008

Drôle de surprise pour cette rentrée culturelle que de commencer par une exposition sur … les jouets! Finalement, une très bonne transition après les vacances estivales. D’autant que derrière l’aspect ludique, “Des jouets et des hommes” souligne l’importance du jouet dans notre éducation, et ce depuis notre naissance! Il était temps qu’on lui consacre une exposition.

L’exposition réalisée en collaboration avec le Musée des Arts décoratifs, qui conserve l’une des plus importantes collections de jouets en Europe, interroge les rapports ambigus que les enfants entretiennent avec la reproduction en miniature du monde des grands. Comment s’emparent-ils de cette réalité à leur échelle, imaginée pourtant par des adultes? A-t-on toujours rêvé de devenir pompier, aventurier,  infirmière ou maîtresse d’école?

Au-delà de sa fonction essentielle de divertissement, le jouet – à l’inverse du jeu, qui lui implique des règles -, incarne le lien entre les parents et les enfants, la manière dont les premiers veulent préparer les seconds à leur avenir social et professionnel. Heureusement, les jouets parlent le langage des enfants (cf. Toy Story) et ces derniers ont un tel pouvoir d’imagination qu’ils les interprètent aux antipodes des intentions parentales!

Le jouet symbolise également un don ritualisé. Depuis l’Antiquité grecque, il est offert pour un anniversaire et aujourd’hui encore 80% des jouets sont reçus le jour de commémoration de la naissance ou à Noël.
Enfin, le jouet est associé à une insouciance à laquelle il faut bien renoncer un jour sous peine de ne jamais grandir…

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Les animaux ont largement inspiré le monde du jouet. Chevaux, oiseaux, Teddy Bear, Snoopy Sniffer, Sophie La Girafe sont autant de classiques qui ont traversé les siècles. Idem pour les poupées et leurs maisons offertes aux filles et les voitures ou objets de guerre destinés aux garçons. Il est surprenant d’observer combien les Barbie ont finalement peu évolué de formes de corps par rapport aux poupées en terre cuite de la Grèce archaïque. Les nouvelles techniques de fabrication comme le plastique, la robotisation, les jeux vidéo n’ont pas réussi à abolir les frontières entre les jouets de fille emballés dans du papier rose et ceux des garçons enrobés de bleu.

Qu’ils soient réalisés en série ou par des artistes de renom comme Alexander Calder, Felix Garcia Torres ou Benjamin Rabier, le jouet est au centre de cette exposition à la fois légère et savante. Saviez-vous, par exemple, que dans l’Antiquité les petits garçons qui jouaient avec des noix devaient en “prendre congé”, selon l’expression consacrée, que les petites filles donnaient leur poupée à Vénus la veille de leur mariage, pour signifier qu’ils entraient dans le monde des adultes? Un cérémonial aujourd’hui oublié, ne plus croire au Père Noël étant l’étape du premier désenchantement…

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